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mercredi 1 avril 2026

Pourquoi je n'ai pas terminé le baccalauréat en psychologie

Pourquoi n'ai-je pas terminé le baccalauréat en psychologie ? Et pourquoi ne le finirai-je sans doute jamais ?

Tout d'abord, quelle place occupe la psychologie dans ma vie ? Une énorme.

Je réfléchis et je respire comme un psychologue, en vérité. Quand je pense, quand je parle, je fais allusion à Freud, à Jung, à James, à Skinner, à Cyrulnik (il a le potentiel d'être controversé dans cette liste – mais c'est pour moi un géant).

Quand je pense, quand je parle, c'est : analyse de la personnalité et des émotions, Big Five, psychodynamique, psychopathologies, théorie de l'attachement, concepts de psychométrie, faits intéressants tirés des neurosciences...

Au début de la trentaine – je n'avais pas encore étudié à l'université, mon certificat en psychologie ayant eu lieu durant mes 33 et 34 ans – j'ai fréquenté, amoureusement pour ainsi dire, mais brièvement, une psychologue fraîchement diplômée. J'avais alors une cinquième secondaire pour tout diplôme. En marchant sur la rue avec elle, une fois, elle me fait part de son étonnement : nous avions, selon elle, le genre de discussions qu'elle avait avec ses camarades... au doctorat.

Un certificat, ai-je dit ? Ça, je l'ai complété. Et c'est là qu'on s'approche du noeud de ce billet.

Étant donné mes connaissances en psychologie, et ma passion pour celle-ci, ce diplôme peut me faire passer pour un underachiever. Les ressources humaines du monde entier, irréfléchies par nature, me perçoivent certainement ainsi, et il s'en est fait ressentir dans mon cheminement de carrière.

Mais qu'en est-il du contexte de ce certificat ?

Je l'ai complété à 33-34 ans, comme mentionné. À temps partiel, tandis que j'occupais un emploi exigeant à temps plein. Cela faisait une quinzaine d'années que je n'étais pas allé à l'école. Je n'avais pas la moindre idée comment étudier, ne l'ayant pas fait au secondaire. J'étais affligé d'un TDAH massif. J'ai choisi certains des cours les plus difficiles – le certificat, c'est un cours obligatoire, et neuf optionnels, à choisir parmi les cours du bac – dont les cours de neurosciences.

En parallèle, je traduisais Shakespeare, ses sonnets plus précisément. Un travail où je me suis imposé des contraintes extrêmes : utilisation de l'alexandrin pour donner la réplique au pentamètre iambique, respect de la métrique, du schéma des rimes, etc. J'ai également mis un point d'honneur à respecter les enjambements, l’imagerie poétique, l’émotion... surtout l’émotion... le vocabulaire, etc.

Sans ces contraintes (si j'avais traduit comme les autres traducteurs l'ont fait), cela m'aurait pris 100 à 200 heures. J'ai sciemment choisi d'en mettre 600 à 700. Autrement, cela aurait dénaturé Shakespeare.

Mais revenons à l'école.

Pourtant, ma moyenne a été de A. C'était avant l'avènement des IA génératives qui peuvent nous soutenir intellectuellement. J'avais un dossier académique qui me qualifiait pour le doctorat.

J'ai complété le certificat, et puis, et puis...

*

Et puis je suis tombé amoureux. Et puis le désir d'écrire (mes propres oeuvres), refoulé, se faisait ardent. Et puis je suis devenu père. Pour vous situer, c'était aux environs de la pandémie. Sinon, le certificat, simple diplôme de premier cycle, m'a ouvert quantité de portes dans mon entreprise. Cinq promotions en cinq ans. L'ascension bloquée enfin permise.

J'ai bien sûr voulu continuer à étudier. J'étais sur une lancée. J'étais fier de moi – je dirais même enivré par ces improbables noces avec l'école. Je me suis essayé à d'autres certificats, que j'ai jugés tous plus ennuyants les uns que les autres ; j'ai dû laisser ces programmes derrière.

Finalement, l'idée m'est venue : le baccalauréat en psychologie. Si j'avais aimé le certificat, il serait normal de poursuivre mon chemin dans ce programme.

Je m'y suis inscrit, j'ai été accepté. Quelques fois, à vrai dire. Malgré cela, je n'ai dû faire qu'une session. Qui s'est bien déroulée au demeurant. Bon, quelques soucis de santé m'ont peut-être retenu dans ma course...

Quand j'ai mis les études de côté après cette session-là – je devais avoir 37 ans – j'ai renoué avec l'écriture de nouveau, mon moteur créatif s'étant un peu atrophié durant la pandémie. J'ai pondu l'un des plus beaux recueils de poésie qui sommeillait en moi.

Puis je me suis attaqué à de gros morceaux : certains romans qui m'habitaient depuis longtemps. L'un a tenté de venir au monde pendant dix ans, ce qui était impossible avec l'université et la traduction des sonnets. J'ai finalement réussi à l'écrire à trente-neuf ans. L'autre, plus massif encore, qui doit bien avoir mûri en moi quinze ans, je l'écris présentement.

Et ces romans, ce n'est qu'une fraction des livres que j'entends écrire.

C'est pour cela, entre autres, que je n'ai pas complété le baccalauréat en psychologie. Pas par manque d'ambition.

Il était plus important pour moi de réviser mes traductions de Shakespeare. Il était plus important pour moi de porter la dette psychique des 30 romans que je voulais écrire. D'accoucher de nouvelle poésie et de pièces de théâtre. De suivre mes autres élans intellectuels. De bâtir ma carrière. De m'occuper de mon fils.

De vivre.

samedi 25 janvier 2025

Jon, attends. Est-ce que ça ne résumerait pas une situation passée ?

 “You can recognize deep narcissists by the following behavior patterns: If they are ever insulted or challenged, they have no defense, nothing internal to soothe them or validate their worth. They generally react with great rage, thirsting for vengeance, full of a sense of righteousness. This is the only way they know how to assuage their insecurities. In such battles, they will position themselves as the wounded victim, confusing others and even drawing sympathy. They are prickly and oversensitive. Almost everything is taken personally. They can become quite paranoid and have enemies in all directions to point to.”

– Robert Greene

lundi 20 janvier 2025

La tête, entre serviteur et maître

Je voulais d'abord citer la partie en gras, mais j'ai découvert le reste, qui est particulièrement pertinent.

The mind is a wonderful servant but a terrible master. If you have become a negative thinker, this is because you have not cared for your mind and taken the time to train it to focus on the good. Winston Churchill said that ‘the price of greatness is responsibility over each of your thoughts.’ Then you will install the vibrant mindset you are looking for. Remember, the mind truly is like any other muscle in your body. Use it or lose it.”

– Robin S. Sharma

lundi 30 décembre 2024

L'habitude de l'indécision

« Il n'est pas d'être humain plus misérable que celui chez qui on retrouve l'habitude de l'indécision. »

Il s'agit de ma traduction libre de : 

“There is no more miserable human being than one in whom nothing is habitual but indecision.”

― William James

lundi 30 septembre 2024

L'intelligence émotionnelle


Pour être franc, je ne l'ai pas regardé en entier. J'ai visionné pendant un peu plus d'une heure. Le Dr Brackett a parlé de l'acronyme RULER (Recognizing, Understanding, Labeling, Expressing, Regulating). En gros, il faut déjà reconnaître qu'on a des émotions. Ensuite, il faut essayer de les comprendre, sans tomber dans la facilité ou l'approximation (par exemple, pensons à la peur : il y a plusieurs déclinaisons, plusieurs nuances : dans le même voisinage, pour dire ça comme ça, on retrouve l'anxiété, l'angoisse, etc.) Il faut mener cet exercice avec une certaine granularité. Puis il faut adéquatement étiqueter ses émotions.

Il parlait également de trouver la stratégie adéquate en fonction de l'émotion vécue. Par exemple, il semblerait que l'anxiété soit une peur du lendemain, c'est-à-dire du futur : ainsi, on ne développe pas une stratégie par rapport à celle-ci de la même façon qu'on le fait par rapport à une peur plus immédiate, pour quelque chose de très précis.

C'est à peu près là que j'en étais rendu.

jeudi 29 août 2024

J'ai retrouvé les clés de mon système nerveux

Cette expression spontanée et assez stupéfiante m'est venue en tête alors que, me lavant les mains dans les toilettes bigarrées, joliment négligées, inondées de graffitis, bohèmes et estudiantines du café, je venais de passer du temps à un projet d'écriture crucial, qui me permet de décrocheter de vieilles souffrances. J'ai retrouvé les clés de mon système nerveux, ça dit tout, ça en dit long.

lundi 12 août 2024

Mon score au Big Five

En faisant du ménage sur mon téléphone, je retrouve une note. Je ne parviens pas à la dater, néanmoins, mon téléphone étant relativement neuf, je peux estimer que le résultat qui suit est récent, donc toujours pertinent.

Je n'ai pas non plus la source. Où ai-je passé ce test ? Sur quel site ? En tous les cas, ça va comme suit : 

Sur une échelle de 0 à 120 :

Névrosisme
score: 70 - low

Extraversion
score: 70 - low (donc introverti)

Ouverture d'esprit
score: 105 - high

Agréabilité
score: 94 - high

Conscienciosité
score: 111 - high

samedi 15 juin 2024

Précieux conseils sur la dopamine


QI hétérogène

J'ai eu envie de demander à ChatGPT à quoi ressemble une personne avec un QI hétérogène. Voici sa réponse...

Une personne avec un QI hétérogène, aussi appelée à haut potentiel intellectuel avec des profils de performances variables, peut présenter un ensemble de caractéristiques assez diversifié au quotidien, que ce soit au travail ou dans d'autres contextes :

1. Performance inégale : Ces individus peuvent exceller dans certains domaines qui les passionnent ou qui leur semblent logiques, tout en ayant des difficultés dans d'autres, moins engageants ou plus routiniers. Par exemple, ils peuvent résoudre des problèmes complexes mais avoir du mal avec des tâches simples et répétitives.

2. Créativité et innovation : Ils sont souvent très créatifs et capables de penser de manière innovante. Ils peuvent avoir de nombreuses idées originales et une approche unique des problèmes.

3. Sensibilité émotionnelle : Ils peuvent être très sensibles aux critiques ou aux échecs, et leur estime de soi peut être fortement affectée par la perception qu'ils ont de leurs propres performances et de celles des autres.

4. Problèmes de concentration : Ils peuvent éprouver des difficultés à maintenir leur concentration, surtout sur des tâches qui ne les intéressent pas. Cela peut se traduire par de l'ennui ou de la frustration au travail.

5. Besoin de stimulation : Leur besoin de stimulation intellectuelle est élevé, ce qui peut les pousser à rechercher constamment de nouveaux défis ou à changer régulièrement d'activité pour éviter la monotonie.

6. Rapports sociaux : Les interactions sociales peuvent être compliquées, notamment parce qu'ils peuvent avoir des attentes élevées envers eux-mêmes et les autres, ou avoir du mal à communiquer de manière conventionnelle, ce qui peut parfois être perçu comme de l'arrogance ou un manque d'intérêt.

Ces traits ne sont pas universels et peuvent varier grandement d'une personne à l'autre, mais ils donnent une idée générale de ce que pourrait être le quotidien d'une personne avec un QI hétérogène.

samedi 18 mai 2024

C'est un ver d'oreille, ce tube !



I can love me better than you can : tout est dit.

Ça me fait penser à l'expression self-partnered, possiblement attribuable à Emma Watson, cette chanson.

jeudi 2 mai 2024

ChatGPT est aussi un fin psychologue

J'ai posé la question suivante à ChatGPT :

« Est-ce que qqn de borderline / narcissique peut chercher la confrontation peu de temps après avoir été gentil ? Si oui, pourquoi ? Quelles sont tes sources ? »

Sa réponse : 

« Oui, quelqu'un avec des traits de personnalité borderline ou narcissique peut effectivement alterner entre des comportements apparemment gentils et des confrontations, parfois en peu de temps. Voici pourquoi cela peut arriver :

1. Trouble de la personnalité borderline (TPB) : Les personnes avec TPB peuvent éprouver des émotions très intenses et changeantes. Leurs relations sont souvent marquées par l'instabilité, oscillant entre l'idéalisation excessive et la dévalorisation. Un moment de gentillesse peut rapidement basculer en confrontation si la personne se sent menacée, rejetée ou incomprise.

2. Trouble de la personnalité narcissique (TPN) : Les individus narcissiques ont un besoin intense d'admiration et une faible empathie envers les autres. Ils peuvent être charmants et généreux lorsqu'ils pensent que cela sert leurs intérêts ou leur image. Cependant, si quelque chose ou quelqu'un ne répond pas à leurs attentes ou les critique, ils peuvent devenir très défensifs ou agressifs.

Ces comportements sont souvent motivés par des mécanismes de défense psychologiques profondément enracinés. Pour le TPB, cela peut être une peur de l'abandon ou une incapacité à gérer les changements émotionnels. Pour le TPN, cela peut être une tentative de maintenir une image de soi supérieure et invulnérable.

Ces explications sont largement appuyées par des études en psychologie et en psychiatrie, telles que celles mentionnées dans des ouvrages et articles de revue sur les troubles de la personnalité. Les ouvrages de référence incluent le "Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders" (DSM-5) publié par l'American Psychiatric Association, qui décrit les critères diagnostiques et les caractéristiques de ces troubles. »

mardi 30 avril 2024

Créativité, ingéniosité, et originalité

Dans une vidéo que je regardais, il était question du VIA Institute of Character. Hmm... Ça me disait quelque chose.

En visitant le site de l'institut, je réalise que j'ai passé le « test sur les forces » le 17/11/2023.

Mon résultat ? Créativité, ingéniosité, et originalité.

« Penser à de nouvelles manières de faire les choses fait partie intégrante de votre personnalité. Vous ne vous contentez jamais de faire les choses de façon conventionnelle si une meilleure manière est possible. »

Woup. Je pense que même si j'essayais de le cacher, ce serait impossible. Ces trois mots ne sont pas synonymes, mais ils puisent tous dans quelque chose de semblable.

samedi 20 avril 2024

Narcissisme... Super intéressant...



C'est différent, mettons, que de juste lire au sujet des critères diagnostiques. Ça contextualise, ça donne chair, ça insuffle du volume.

Ça rend la chose concrète, quoi. Bonne vidéo.

samedi 6 janvier 2024

Paroles entendues

J'aime croire que les paroles que je capte ici et là, parfois, sur la rue, dans le métro, et cetera, me sont destinées.

Cette semaine, marchant sur Mont-Royal, j'entends une fille dire au téléphone : « Tu aimes ça chercher des problèmes. Arrête d'en inventer, la vie est belle. Profite de la vie. »

Spirituellement : la vie m'aurait mis devant ces paroles pour s'adresser à moi.

D'un angle psychologique : sensible à ce type de mots, à la thématique qu'ils sous-tendent, j'avais plus de chance de les intercepter dans le brouillard du quotidien.

vendredi 15 décembre 2023

Cette pensée est un petit chef-d'œuvre d'introspection et j'espère ne jamais l'oublier

« J’ai longtemps cru que j’étais une personne inconsistante, mais je comprends dorénavant que je suis simplement très attentive aux fluctuations de mes réactions »

Pattie O'Green, Les prophéties de la montagne

mercredi 13 décembre 2023

Deviner le type MBTI de son VP

Il y a trois petites années, tandis que j'étais coach en entreprise, je discutais avec mon équipe de ma fascination pour le MBTI. Un collègue m'a dit : Tu devrais écrire à B. Il a lui aussi une fascination pour le MBTI. Quand nous étions [dans tel département], il nous a tous fait passer le test !

Il me fallait un motif pour lui écrire, à ce B.

Qui était-il, d'abord ? Une recherche sur Teams m'indiqua que le monsieur était Directeur principal. Ouf. On n'importune pas un directeur principal comme ça.

J'eus une idée, car cette question m'était réellement venue en tête : où passer le test officiel dans notre entreprise ?

Je lui écrivis donc. Il lui fallut des semaines pour me répondre. B était heureux de lire que j'aimais le MBTI. Il proposait de me faire passer le test ! Je devrais donc remplir un questionnaire. Il en interpréterait les résultats et me les présenterait sur Teams, pandémie oblige.

Je suis donc INFJ, officiellement. Je m'en doutais, mais une confirmation est intéressante.

*

Le préambule aura pour fonction d'éclairer la scène ultime.

*

Hier, soirée annuelle de l'entreprise. Un beau grand restaurant branché, sur deux étages, transformé en discothèque où une myriade d'employés sur leur trente-six, dont le front perlait de sueur, se rejoignaient pour un cocktail dînatoire, le relâchement civilisé de leur instinct et de la danse, ma foi, papirement endiablée.

*

B. était Directeur Principal ; il est à présent Vice-Président.

*

Peu de temps après être arrivé à la soirée, je vois B, homme simple et discret, qui est là. Sans hésiter, je vais le voir :

- Bonsoir, B.
- Bonsoir.
- Tu connais mon sigle MBTI, car tu m'as fait passer le test, mais je ne connais pas le tien.
- Rafraîchis-moi la mémoire. Quel est ton nom ? Et ton type MBTI ?

Je l'en informe. Ça semble lui revenir.

- C'était sur Teams ? demande-t-il.
- Exactement.
- INFJ, intéressant... Moi, c'est ENFJ.

J'en étais certain. J'y avais réfléchi, récemment, et c'était ma conclusion. Je lui expose mes pensées :

- Ah ! ENFJ ! C'est ce que je pensais. Tu as dit, lors d'une rencontre, que tu es un comptable au grand coeur. Pour cette raison, je te classais NF, la catégorie des idéalistes.

Je vois que je l'intrigue. Je poursuis :

- Ensuite, le E, eh bien, tu me donnais l'impression d'être extraverti. Et puis J, c'est l'ordre, la structure... (sans vraiment le connaître, il me donnait aussi cette impression)

Il m'observait dans un hochement de tête ininterrompu. Il était en partie incrédule, et en partie impressionné, je crois.

Après, je ne savais plus quoi dire, et je sentais que l'échange tirait à sa fin. Puis je ne voulais pas importuner ce noble monsieur davantage.

Aussi me suis-je éclipsé comme tout bon INFJ awkward qui vient de faire un tour de magie.