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mardi 14 novembre 2023

Catherine Dorion


Je voyais en elle une nouvelle Gérald Godin. Quel gaspillage de talent, quel gaspillage d'intelligence.

On le comprend en lisant le témoignage de son ancien attaché politique. « Catherine n’a pas tiré notre mouvement vers le haut. Au contraire, elle s’est appuyée sur les épaules de notre parti pour se hisser elle-même plus haut », écrit-il.

On le saisit également avec la chronique de, oui, Richard Martineau.

Bien que la politique doive être un milieu, certes, assez aride, et quoi d'autre ? laborieux, compliqué, fastidieux, etc., elle avait la chance d'utiliser son charisme, son intelligence, tout son talent pour accomplir quelque chose de grand. Ce n'est pas donné à tous de pouvoir œuvrer pour un parti comme celui-là, de faire ce genre de carrière. Enfant gâtée, elle a galvaudé un bel avantage que la vie lui a offert, à mon avis.

Une nouvelle Gérald Godin, alors ? Ses slams, pas plus que son implication en politique, ne sont à la hauteur.

dimanche 7 mai 2023

Mon beau Québec, c'est d'une tristesse de lire ça...

D'abord, cet excellent dossier du Journal de Montréal. 

Puis l'opinion de Mathieu Bock-Côté d'un côté ; et celle de Richard Martineau de l'autre.

Mais, optimiste (on m'a souvent dit naïf), je suis sûr qu'il y a quelque chose à faire.

samedi 20 octobre 2012

Deuxième partie

Je ne connais rien à la politique. Mais je vais admettre avoir un faible pour Baroque Aubasmot. On parle souvent de charisme. Moi je parlerais d'intégrité ; il en dégage, ou à tout le moins semble en dégager beaucoup. L'autre, il semble vicieux.


Pour la version abrégée du débat :


mercredi 5 septembre 2012

Identité pas menacée ?

Bien non, bien sûr que non. Mon convive, l'autre soir, il disait que non. Que ça ne ferait rien de faire l'indépendance. Que ce serait tout aussi bien de rester au sein du Canada que de s'en séparer.

Allez donc lire ceci.


vendredi 31 août 2012

Réfutation et léger reflux gastrique


Cher ami,
C'est avec un plaisir doux-amer que j'ai discuté avec toi au sujet de la politique autour d'un repas. Je n'ai rien contre ta personne, mais le système d'arguments que tu as employé m'a vivement titillé, plus précisément par ce que j'estime être un enchevêtrement fragile de bonnes et de moins bonnes idées.
Je n'ai aucune affection pour cette thématique, néanmoins, je suis fort entiché de rigueur et de logique.
C'est pourquoi j'aimerais réitérer mes arguments qui, à l'écrit, devraient apparaître plus clairs.
Il appert qu'il est difficile, avec la matière flasque des mots, d'avoir raison : je n'aspire pas à avoir raison, mais à exposer la logique de mon système, qui est diamétralement opposée à la tienne, croyant avoir relevé des syllogismes — j'entends au sens général — dans ton discours.
Voter ou ne pas voter ?
Que tu veuilles ou non voter, cela te regarde. Ultimement, la décision revient à chacun. Moi-même, plus jeune, je ne votais pas. Je croyais : un vote intelligent, à tout prendre, est perdu dans une mer de votes imbéciles. N'est-ce pas semblable à ton opinion ? C'est sensiblement la même chose. Néanmoins, j'étais ouvertement dépressif et défaitiste. Et j'admettais sans honte ne rien connaître à l'univers de la politique.
Or, il appert que voter change effectivement quelque chose. C'est la plus élémentaire des évidences. Qu'à tes yeux les partis aient grosso modo une même valeur, je le comprends. Mais je n'approuve pas ce raisonnement. Souvent, tout est dans les détails. Te viendrait-il à l'esprit de substituer le chiffre 2,2 au chiffre 2,3, ou encore 4,4456 à 4,4457, voire 10 à 11 ? Pourtant, ces chiffres sont si proches. Si on arrondit, ils ont la même valeur. Ne vois pas, je t'en prie, en cette analogie un sophisme. (Je reviendrai d'ailleurs à la question des analogies.) J'entends simplement souligner, par cet exemple, que des choses apparemment très similaires peuvent au fond être très différentes. Là où les mathématiques nécessitent le plus de rigueur, les aberrations numériques susproférées créeraient des cataclysmes. Ainsi, ce qui semble être « globalement aussi bien » ou « globalement la même chose » peut déboucher, dans son évolution, sur des scénarios catastrophiques pour une société.
Du reste, tu affirmais que si Hitler était au pouvoir, tu voterais, exceptionnellement, dans ce cas, — et heureusement, contre lui. Faut-il nécessairement qu'une calamité fonde sur le peuple et la société pour vouloir s'en débarrasser ? Ne peut-on pas prévoir ?
Puis, ayant établi cette base selon laquelle rien ne pouvait être changé concrètement, ayant abandonné la question pratique de voter, tu te diriges du côté purement théorique de la question.
Tu affirmais en somme : si voter ne sert absolument à rien, alors ce geste est strictement porteur d'un idéalisme. Mais pourquoi (disais-tu) se déplacer, perdre son temps, pour un tel idéalisme (ce qui, selon toi, encourage un système mauvais) ? Tu préfères te lier à un autre rêve, l'utopie d'un système meilleur. Un idéal n'en vaut-il pas un autre ?
C'est là où je ne suis pas d'accord. Tu compares un idéal, le tien, à ce qui n'est pas un idéal, mais selon moi un pur enjeu pragmatique. Je ne vote pas pour qu'un idéal se concrétise, je vote pour participer à la démocratie. Je crois qu'il est égoïste d'affirmer : mon vote doit changer quelque chose ; non, ton vote se borne à participer du concept du vote. Que celui qui obtient le plus de voix l'emporte.
On ne vote pas pour tenter de renverser, à soi seul, un système. C'est une forme de sondage, très formel. Figure-toi le problème à l'envers. Imagine une carte, avec des couleurs : celles-ci, avant le vote, te permettent de voir, en exclusivité, dans la tête des gens, qui vote pour qui. Lorsqu'il y a élection, on veut simplement lever le voile de l'obscurité sur cela. Il faut penser la population comme un ensemble, comme un organe. Cet organe, même s'il est tiraillé, même si n'est pas d'accord avec certaines parties de lui-même, au final il va s'exprimer.
Or, pourquoi cette dichotomie : ne rien pouvoir changer, ou tout vouloir changer ?
Du reste, tu soutenais que voter, c'est « encourager ce système » : erreur : parler, c'est déjà interpréter. C'est de la sémantique. Tu gorges une affirmation supposément objective d'un sens rempli d'accusations. Or, on peut très bien voter et vouloir une structure différente.
Au demeurant, tu disais que ce système doit changer. En revanche, tu n'apportais aucune solution. Ta solution était strictement théorique : « Si personne n'allait plus voter... » — des mathématiques tellement abstraites qu'elles ne pourraient jamais rejoindre les mathématiques appliquées ! Bien que je sois très idéaliste, en fait immensément idéaliste, j'aime également ce qui est concret. À défaut de te soumettre une thèse sur la théorie des structures, je te soumettrai néanmoins cette idée : une substitution trop radicale de systèmes a des conséquences néfastes ; toute évolution qui est entreprise trop rapidement est vouée au risque de contrecoups immenses, voire à la possibilité d'un échec. Imagine un homme à qui l'on ne grefferait pas un organe, mais plusieurs. Des changements doivent s'exercer lentement. Ce système dont tu rêves ne sera pas transplanté de l'imagination la plus pure au concret le plus sale, désolé. Sinon, pour être plus lumineux, je crois qu'il y suffisamment de bon sens, d'intelligence, de politiciens à tout prendre intelligents, pour que ce système évolue peu à peu.
Ensuite, la question de l'analogie. Que tu n'as pas appréhendée comme il le fallait. Je t'ai soumis une analogie où j'évoquais un choix de vie, par exemple choisir d'être itinérant, bandit ou mener une vie normale, versus voter pour un parti qui ne nous correspond pas entièrement. Mon point était le suivant : parfois, aucun choix qui s'offre à nous ne nous convient parfaitement : mais un choix peut tout de même être fait : en ce sens, je ne faisais pas de parallèle rigoureux entre le choix individuel et le choix social, ou, comme tu l'as peut-être pensé, entre le choix individuel et le choix qu'une nation peut faire. Non, tu as vu trop loin, ou alors pas assez près : le seul point que mettait en caractère gras l'analogie — car c'est précisément cela, une analogie : extraire un élément structurel d'un tout, et l'appliquer à une autre question, pour qu'il y ait saillance psychologique afin de favoriser la compréhension de façon imagée ; aucune analogie n'est parfaite, puisqu'on ne retrouve pas dans la nature des choses, et des choses de l'esprit, deux mécanismes qui soient tout à fait pareils : du moins, ces derniers seront toujours liés à d'autres détails, d'autres idées, d'autres systèmes —, c'était que lorsqu'on doit choisir entre différents éléments, tous peuvent nous rebuter, mais l'un d'eux peut s'avérer, tout de même, supérieur.
Puis, il y a l'accusation de l'argument fallacieux. Ce qu'on ne comprend pas n'est pas fallacieux pour autant. Rectification langagière : le sophisme est destiné à tromper, il n'est pas involontaire, sans quoi il n'est que faute de compréhension, paralogisme.
En conclusion par rapport à ce volet : ne vote pas si ça te conforte quant à une utopie. En revanche, tenter de démontrer « logiquement » qu'il ne faut pas voter, donc que ce raisonnement s'applique à tous, est hautement absurde.



Le Québec libre
Ce débat a été plus bref mais mérite qu'on s'y attarde.
La langue française, tu ne la sens pas menacée ? Mon argument reposait effectivement sur le fait que nous sommes cernés, ici en Amérique, par les pressions anglophones. Une foule d'indices te permettront de t'en persuader : introduction de termes anglais dans notre discours, incapacité qu'ont nombre d'universitaires à bien manier la langue, jeunes carriéristes qui s'accommodent d'un milieu de travail strictement en anglais, l'impossibilité d'être servi en français dans certains établissements montréalais, la multiplication des immigrants ne voulant pas parler notre langue. Tu penses que tout est quantifiable ? La science ne fait que courir derrière le bon sens.
Puis, tu as dit : « D'accord, supposons que la langue française dépérirait... Ce serait tout bonnement l'évolution. Elle se transformerait en autre chose. Regarde les langues, toutes, elles ont évolué » : il y a une différence entre l'évolution d'une langue, sur une très longue période de temps, et tolérer sa décrépitude précoce, son oxydation, laquelle est due à des pressions culturelles et au laxisme des gens qui nous gouvernent.
Ensuite, j'ai évoqué quelques avantages d'un Québec libre. Si tu reconnaissais qu'il y en avait certes quelques-uns, tu disais, une fois de plus défaitiste : sans être fédéraliste, je crois que le Québec peut être très bien au sein du Canada, aussi. J'observe tous les scénarios, et ils se valent...
Cette attitude du « ceci ou cela, pourquoi l'un ou l'autre ? », qui fait l'omission d'un extraordinaire éventail de détails, me happe fantastiquement. On dirait l'hébétude caractéristique des gens ayant connu un traumatisme psychologique. Il m'apparaît clair que le fondement de cette logique est l'indécision, l'absence de préférences, voire l'apathie. Ou alors, à force de trop avoir intellectualisé, les émotions, le goût de s'investir se sont endormis.
Parlant d'émotions, j'ai évoqué, pour appuyer l'idée d'un Québec libre, l'idée de la dignité. J'ai évoqué la pensée suivante : que dirais-tu du fait que ton voisin possède toutes tes clés, et doive t'ouvrir la porte lorsque tu arrives chez toi ? Oh, ce serait certes tolérable, — surtout pour toi, puisque tu sembles avoir l'esprit à la tolérance, étant donné que tu embrasses une vaste perspective de possibles.
Il est fondamental d'admettre que si nous possédons, en tant qu'êtres humains, une identité individuelle, nous possédons également une identité sociale. Si cette identité est troublée, divisée, salie, il va de soi qu'il faut y remédier. Soit dit en passant, voici un extrait de la chanson de Boucher :
Même si mon voisin
Rentre sans sonner
J'aimerais ça garder
Toutes mes clés chez nous

Finalement, j'ai évoqué le fait qu'il y a mille bonnes raisons de faire l'indépendance. Des raisons économiques, culturelles, etc. Comme nous ne pouvions pas en discuter en long et en large — je ne suis pas un expert de la question —, d'un haussement d'épaules, tu as conclu à l'invalidité de mon propos. Et tu as réitéré cette misérable idée : « Ceci vaut bien cela. »
Du reste, voici ce que j'estime fallacieux — mais qui n'est sans doute que paralogisme — : ne pas vouloir investiguer un tantinet, assumer qu'une chose n'est pas car tu ne la connais pas. C'est comme si tu contestais l'efficacité de la médecine, car moi, qui ai une haute estime de cette branche de la science, et qui tente de te communiquer mon engouement à ce sujet, je ne suis pas médecin et ne peux pas te parler de cette profession abondamment. Voici un exemple plus simple encore : c'est comme si je te disais « je t'assure, le dictionnaire est bourré de mots, va voir », et que tu me répondais : « pas envie »
Il y aurait mille avantages à être libres. En voici plusieurs.
Cela dit, ne t'en fais pas, je n'ai rien contre toi individuellement. Je suis apte à faire la distinction entre la dimension humaine d'une personne et des théories avec lesquelles je suis en désaccord. Je crois que tu es un chic type, une très bonne personne, qui possède un esprit riche. Seulement, je suis obnubilé par la théorie, de même que par la défense de mes idées. Qui plus est, je trouve les débats oraux horriblement imprécis — c'est pour moi comme si l'on traçait des théorèmes mathématiques dans le vide, avec des craies d'air ; bref, qu'est-ce qu'on en retiendrait ? Comment pourrait-on comparer ? — et c'est pourquoi je privilégie la voie de l'écriture.

lundi 30 juillet 2012

Léo Bureau-Blouin

Je pense exactement comme Stéphane Laporte... En fait, c'est prétentieux de dire ça. Son texte est d'une rare éloquence... Une chronique superbement réussie, entrelaçant humanité et lucidité.

Le mépris envers l'âge, c'est un coup bas, digne d'un esprit obtus. Quid du manque d'expérience ? Je crois qu'un esprit étincelant est parfois au-dessus d'icelle.


lundi 2 juillet 2012

Dolan, un chroniqueur, et les chats qui sont des chats

Je n'avais jamais lu quoi que ce soit d'écrit par Xavier Dolan. Pour tout dire, cet individu m'était fort étranger. Je savais tout simplement qu'il aimait à se pavaner, avec aux coins des lèvres un sentiment de glamour frôlant la fatuité, dans le monde du cinéma. Ceci dit, j'ai été surpris par son éloquence. Et je suis d'accord avec son opinion.

Or, un chroniqueur du Journal de Québec lui a approximativement demandé de fermer sa gueule. Voici le commentaire que je voulais publier ici ; hélas, j'ai pris conscience de la limite de 2000 caractères trop tard.


Monsieur,

Je crois que tenter de pratiquer l'ostracisme par rapport à un artiste, lui refusant le droit au monde de la pensée politique et de la discussion à saveur sociale, est une piètre et subreptice tentative d'invalider ses arguments.

Tout être est pluridimensionnel. Quant à moi, le seul critère à considérer, quand vient le temps d'octroyer le droit de parole, serait : cette personne a-t-elle fait un effort de pensée, avant de s'exprimer ? Non, mieux: ne pas juger a priori, et laisser tout le monde s'exprimer. Ce serait peut-être, qui sait, démocratique.

Au demeurant, il me semble manifeste que Xavier Dolan est un esprit articulé, qui possède de surcroît une plume sachant faire mouche (ce qui me suggère encore davantage que son esprit possède finesse et raison).

Je crois que sa conclusion, qui vous semble être une banale injure, est davantage porteuse de sens que vous ne le croyez. Qu'il y ait eu manque de tact — peut-être est-ce un spontané aveu de détresse —, c'est possible, mais ne vaut-il pas mieux appeler un chat un chat ? Si le chat avait été, plutôt, un félidé, l'aurait-on taxé de jouer sur les mots, ou d'être hypocrite ? Ainsi, si j'accuse quelqu'un de commettre un paralogisme, ce n'est qu'une façon polie et masquée de le traiter d'imbécile.

Je crois aussi en la démocratie. Xavier Dolan, visiblement, quant à lui, ne s'en prend pas à elle. Le fait est que cette institution morale, en fait, est sévèrement, sordidement bafouée. Là, selon moi, est le grave ennui. M. Dolan ne critique pas notre régime politique, ou un parti politique tout bonnement. Il s'en prend à cette foire hystérique qui prétend au titre de modèle social juste. Tristement, si l'on est minimalement objectif, on voit bien qui a mis le feu au chapiteau. Ainsi, Xavier Dolan ne critique pas les gens dans le chapiteau, qui ont choisi de s'asseoir à droite plutôt qu'à gauche, il s'insurge contre les aveugles et les sourds qui ne voient pas que la toile s'embrase à une vitesse ahurissante.

La démocratie, c'est effectivement une chose magnifique. Qu'est-ce qu'une chose ? D'accord, pas trop de philosophie. Reste qu'une chose, c'est imaginaire, c'est symbolique. En l'occurrence, la démocratie, ça frôle l'utopie. Ah ! À tout le moins, n'est-il pas un dicton qui affirme que l'idéal est comme les étoiles, en ce sens qu'il ne peut pas être atteint, mais qu'il faut quand même s'en servir comme guide ? La démocratie est un idéal, soit. Mais en ce moment, le ciel regorge de nuages et les étoiles se font silencieuses.

Il y a un gouffre important, au Québec, à l'heure actuelle, entre la démocratie utopique qui devrait nous faire rêver, nous enthousiasmer, dont on devrait sans relâche tâcher de s'approcher, et celle qui est réelle, qui ne mérite plus ce nom.

Au diable les opinions politiques. Personne ici, entre vous, Xavier Dolan, et moi, n'est stipendié. Le Parti Libéral du Québec est suprêmement vil. Qu'est-ce, sinon, que se faire du capital politique sur une crise inventée de toutes pièces ? Qu'est-ce que la loi 78 ? Qu'est-ce que cautionner la violence des policiers, et faire des étudiants de faux terroristes, ET PAR LE FAIT MÊME, tenter de disqualifier massivement les autres partis politiques (qui portaient le carré rouge, symbole dont ses adversaires ont lâchement transformé le message) ?

Et quoi encore ? Comme le dit Dolan, le PLQ nous darde ses sophismes comme un lanceur de couteaux.

La politique, ultimement, devrait être «candide» ; il ne devrait pas y avoir de stratégies de manipulation. Tout devrait se jouer dans les idées. « Voici notre bilan, voici ce que l'on veut accomplir à présent. N'oubliez pas de voter pour nous ! »

Je sais, je vous semble sans doute être indécrottablement idéaliste. C'est vrai ; mais parfois, des éclairs de cynisme traversent mon esprit : comme lorsque je suis capable d'admettre qu'un peuple n'a pas l'intellect très aiguisé par rapport à certaines questions.

Il ne devrait jamais être question de guerre médiatique, ou de stratégies malicieuses. Une bouffée de mensonges emboucane la pièce.

Dolan ne questionne pas la liberté d'expression, il ne questionne pas la légitimité des opinions de chacun. Il tente simplement de signaler à autrui que les choses ne sont pas faites dans les règles de l'art, et qu'il y a un tricheur à table. L'imbécile n'est pas celui qui prend part au jeu de société en suivant les règles, c'est celui qui ne voit pas que le joueur à côté tripote les règles à sa guise, (presque) au vu et au su de tous.

Car s'il est possible d'avoir une réflexion au sujet de la politique, on peut avoir, également, une réflexion out of the box, et regarder cette étrange dynamique avec recul. Après tout, Dolan serait peut-être mieux d'être exclu, en effet, de cet univers, si tant est que cela lui permette d'avoir une perspective fraîche sur la chose. Peut-être pas fraîche, car nombreux sont ceux qui pensent comme lui, mais réaliste. Il y a des imbéciles. Et il est terrible lorsqu'on les ensemence de mensonges.

Le peuple, parfois, a besoin de l'aiguillon de la vérité. L'imbécillité n'est pas toujours incurable.


Je vous souhaite une bonne journée.