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dimanche 10 juin 2012

Insérez un synonyme d'ignominie : ____________

Dans cette bribe de dialogue honteusement absurde, que je n'ai malheureusement pas inventé — au moins on pourrait se dire que c'est une indécente caricature —, tout ce qu'il y a de fureur injustifiée et d'imbécillité chez les policiers peut être palpé.

«Je peux-tu lui montrer c’est quoi, un camp de concentration ?», demande un policier du SPVM à son supérieur, en parlant d'un jeune homme pacifique.

— Non. Y’a des caméras, répond le chef.

Cet article du Devoir doit circuler.

samedi 2 juin 2012

Choisis ton côté

Une chanson contre la hausse, Jean Charest, la brutalité policière, le capitalisme, pour un demain plus glorieux, un Québec nouveau. Vaste d'espoir, joyeuse dans la morsure qu'elle inflige.

samedi 26 mai 2012

Je vais cesser d'être surpris

Nous n'avions pas besoin d'autant d'éléments pour saisir le pattern, pour édifier l'induction. Bref, je ne suis pas étonné par ce que La Presse a déniché. Par ailleurs, je me demande si cette guerrière au sens moral fragile était là par hasard, ce soir où elle s'est transformée en immense poivrière... Peut-être était-ce justement ce genre d'agent que l'on voulait en place ?

mercredi 23 mai 2012

Engeance de débris juteux

Un témoignage de Xi Sophie Zhang. J'ai trouvé le texte sur Facebook, et l'ai retrouvé sur quelques blogues.




Photo de Robert Skinner, La Presse


Ma position sur la hausse et la grève est claire depuis le début, mais ce n'est pas de cela dont je veux vous parler.

À plusieurs reprises, les gens ont témoigné sur la brutalité policière et la couverture biaisée des médias. J'y ai toujours cru, mais hier soir, j'en ai eu la preuve incontestable.

Entre 21h et 1h, assise avec une camarade de classe, mon chum et quatre amis dans le café L'Escalier qui fait face au parc Émilie-Gamelin, nous avons été témoins d'une scène terrifiante.

À travers les fenêtres, nous observions le jeu du chat et de la souris décrit dans les médias : des manifestants s'enfuyant au son des bombes assourdissantes et sur leurs pas, les policiers, des anti-émeutes et la Sûreté du Québec. Alors qu'on prenait une bière en dansant la salsa, l'air s'est épaissi plus d'une fois de poivre de cayenne, faisant tousser soudainement tous les clients du café.

Puis, un silence horrifié autour de la table. 1ère scène sur le trottoir du parc. Un manifestant s'enfuit vers le métro. Des policiers le pourchassent. Un 1er agent à vélo le renverse en pleine course. Un 2è lui rentre dedans avec son vélo. Les autres lui sautent dessus et l'arrêtent de la façon la plus brutale imaginable. 2è scène sur le même trottoir. Un autre manifestant en fuite. Un agent arrive derrière lui. BANG, coup de matraque derrière le cou. Il chute brutalement. Un 2è agent soulève son vélo au-dessus de l'homme qui gît maintenant à terre. PAF PAF PAF. Des coups de bicyclette sur le corps immobile.

Une demie heure plus tard, il y a toujours 10 policiers qui l'encerclent. Tout le monde dans le café se demande "pourquoi est-il encore sur le sol?". Les agents ont l'air nerveux. Ils demandent à un journaliste de ranger sa caméra. Des passants s'approchent, mais restent en périphérie de la scène. Un policier particulièrement enragé leur crie de dégager et les pousse avec force. Il fait presque tomber à la renverse 2 ou 3 observateurs. C'est de la pure provocation.

Les minutes passent. Le 2è manifestant arrêté est toujours couché. Les observateurs se font de plus en plus nombreux. Finalement, l'ambulance arrive et on comprend. Ils l'ont sévèrement blessé. On voit les paramédicaux lui mettre un collier cervical et l'emporter sur une civière. La foule rage. Une fille s'approche des policiers, crie, pointe, leur montre le doigt. Du café, on n'entend pas ses mots, mais on voit son émotion. On se demande si elle est amie ou parente du blessé et on se dit qu'on réagirait exactement comme elle si ça nous arrivait.

La salsa est finie. On sort du café et on s'approche du lieu de l'incident. Des flaques de sang sur le trottoir où l'homme a été abattu. Notre groupe d'amis, loin d'être tous des carrés rouges, frissonne de peur et de dégoût. L'une d'entre nous a des larmes aux yeux. Ça donne mal au coeur. On se demande tous comment la manifestation sera rapportée dans les médias le lendemain.

Sans grande surprise, ce matin je lis dans La Presse : "Dans le chaos, ce ne sont pas moins de 305 personnes qui ont été arrêtées et une dizaine blessées, dont une gravement. Il s'agit d'un homme d'une quarantaine d'années qui a été blessé à la tête alors qu'il était appréhendé au square Berri. Les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu'ils ont chargé, selon un porte-parole." Dans le Devoir : "On rapporte pour hier un blessé grave à la tête, mais on ne craindrait pas pour la vie du manifestant." À Radio-Canada : rien sur l’incident en question.

C'est tout. Les policiers ont été provoqués. Le gars ne va pas mourir. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Mais des questions restent sans réponse. Pourquoi arrêter les manifestants (dont la « violence » se résume, 99,9% du temps, à du vandalisme et des altercations avec les policiers, et non à de la vraie violence envers les personnes) en utilisant une force qui pourrait tuer ou rendre paraplégique? Pourquoi frapper sur une personne déjà à terre? Pourquoi agresser les observateurs qui ne dérangent pas, à moins d’avoir quelque chose à cacher? Et surtout, pourquoi dans la presse ne parle-t-on jamais des motifs et du déroulement des arrestations, seulement de la casse qui « justifie » la brutalité?"


- Xi Sophie Zhang

Trouvé sur Fessebouc

Je relaie. Cliquez pour agrandir.



Constable #728, deuxième vidéo

Après l'épisode II, voici l'épisode I : c'est comme Star Wars, ça vient dans le désordre.


samedi 5 mai 2012

La violence est hideuse

Je la comprends. Un peuple qui se soulève le fait car il est colérique.

Mais ça ne mène à rien. Sinon qu'à des scènes de pure disgrâce. La désobéissance civile est une bien meilleure tactique. Qui ne met en péril aucune vie, qui n'abîme aucune santé.

Je ne suis pas étudiant, néanmoins, je me suis toujours considéré comme un Rouge.

Mais un problème que je constate, chez les Rouges, quelquefois, c'est l'approbation tacite des actes violents.

Bilan de la manifestation de l'émeute de Victoriaville : des policiers blessés, deux traumatismes crâniens, un traumatisme facial, une vie en jeu. Arrêt. Stop.

J'ai visionné, récemment, le film sur la vie de Gandhi. Je connaissais mal ce héros modeste. Je suis heureux d'avoir découvert son histoire. Ça, c'était un homme. Car il bravait la violence. Il faut du courage, pour ça. Et il était un civil sacrément désobéissant.

Pour être un homme qui n'a pas froid aux yeux, il faut plus de cerveau que de couilles.

Vous devriez troquer le carré rouge pour le carré rose. On a besoin de pacifisme, pas de sang.

Je ne dis pas qu'il faut être passif. Le pacifisme n'est rien en soi ; ce n'est jamais qu'une trame de fond au soulèvement noble.

Ça risque de durer longtemps, rendez donc tout cela le plus agréable possible. Vous ne vous soulevez pas uniquement contre le sinistre mafieux qu'est Jean Charest (je suis incapable d'admettre que cet homme est réel, on dirait un personnage qui serait extrait des limbes de l'esprit d'un écrivain maniaque), la turpide Beauchamp, tous ces petits cerveaux sans moyens qui prétendent vous mener dans la bonne direction, enfin la hausse des frais scolaires... Vous explosez de révolte contre l'Injustice avec un grand I, celle qui vous empale, contre le capitalisme.

Je sais que la violence peut être économique, qu'elle peut être psychologique, etc. L'agresseur, c'est donc Big Brozeur. Mais quand un badaud arrive, et qu'il voit la violence fuser de toutes parts, il trouve ça uniformément laid. Or quand les images font le tour du globe, la casse ne fait que comprimer un instant le coeur de nos frères du monde, puis on nous oublie. Lorsque la révolte est douce, radieuse, mais ferme, ça inspire le respect, et un grand courant naît.

Vous vous battez parce que vous êtes plus intelligents. Prouvez-le. Concrètement, bien sûr, il y aura toujours de la violence, et il serait difficile d'arrêter ceux qui sont férocement belliqueux. Mais décourager l'idée de violence serait un bon début, vous ne croyez pas ?

P.S. — S'il y a, parmi les manifestants pacifiques, une gangrène d'émeutiers, on retrouve, du côté des policiers, des percussionnistes sanguinaires qui ne demandent qu'à vous jouer un solo de matraque sur la tête. Les policiers qui se taisent, dans cette affaire, sont tout aussi coupables. Ce que je veux dire, c'est que je ne suis pas comme cet illustre aveugle qu'est Richard Martineau, démagogue par vocation, cerveau en ruine, parasité par le subjectivisme, qui ne sait pas voir le portrait dans son ensemble, et qui croit que la violence n'est que du côté des Rouges. Bref, à mon sens, quiconque commet un acte violent ou est dans son rayon et ferme les yeux sur icelui est coupable.

lundi 2 avril 2012

Les étudiants « pour la hausse »

C'est un grand plaisir de visionner et ouïr cette vidéo en entier. Inspirant, désopilant... Tout y est magnifique : les affiches, les phrases scandées, les allusions au gouvernement, l'aspect militaire... Ce poisson d'avril, c'est du génie.