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mercredi 27 décembre 2023

Le médicament

Journée flemmarde et grise, post-célébrations, sans sens ni direction. Malade ces derniers jours, démantibulé ; ma gorge, un supplice quand tout solide ou liquide la parcourt. Une journée flemmarde et grise, j'imagine que c'est avec ça qu'on récupère. Depuis tantôt, je me chante Hallelujah de Cohen – juste ces mots :

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Je n'ai pas la mémoire pour le reste. J'entends donc le chœur me chanter ces mots, me souffler ces paroles s'entrecroisant pour dire le même amour, le même désespoir conquis. Peut-être cette répétition mentale privée est-elle le baume du jour. Assurément, ç'a laissé son empreinte de douceur dans mon esprit.

Sous la douche, imploration et louanges destinées à un Dieu que je découvre et redécouvre et dont je me rapproche, et sursaut quant à la joie entrevue ; hors de la douche, les mots me suivent intérieurement.

Journée flemmarde et grise or je déteste quand je sombre, sans sens ni direction. Le sens, c'est la lumière morale, la direction : kesse tu veux faire, concrètement ?

Concrètement, après une dernière réécoute de la toune, je vais me lever, aller au café et écrire et lire aussi, j'ai négligé un petit peu cette activité, même si l'on me dirait le contraire. C'est ça le sens et la direction.

Son Hallelujah, cette prière intime portée par sa voix granuleuse et enveloppante, son Hallelujah est haut et beau



Comme le libellé Leonard Cohen est apparu quand je n'ai eu écrit que les trois premières lettres de son prénom, je me suis douté que j'avais déjà publié la chanson sur mon blogue. Bon. Pas la même version, et c'était il y a fort longtemps.