dimanche 20 novembre 2022

Deux rêves singuliers

Il y a kek' nuits de ça, j'ai fait deux rêves assez passablement singuliers.

Le premier rêve n'était qu'une succession de kek' flashs, tel que je m'en souviens. Ils évoquaient, ces flashs, un environnement de travail. Un pote, un collègue m'indiquait qu'il avait eu un coaching avec sa patronne. Celle-ci avait désiré l'aider à cerner son identité. Toute identité est complexe. Il en entre, des choses, dans une identité! Le truc, l'astuce de cette patronne, c'était de s'imaginer sous la forme d'un jouet M. Patate. En supposant que notre tenue soit le reflet réel de qui l'on est, à quoi ressemblerait ce M. Patate? La nature de ce jouet contraint à utiliser peu d'accessoires. Et j'ai spontanément songé : eh bien! j'aurais un M. Patate dont la toilette signale quelqu'un de littéraire, un artiste, avec un côté techno.

***

Dans l'autre rêve, je rejoignais des amis du secondaire, aujourd'hui perdus de vue, dans un immense parc. L'un d'eux, qui est petit, devait porter de gros sacs. Pour lui rendre service, j'ai saisi les sacs et ai fait plusieurs pas, jusqu'à ce qu'il me rattrape pour les prendre. Il était très à l'aise avec ces lourdes charges. Ce détail n'aurait aucune importance, peut-être, si ce n'est que cet ami, dans la vraie vie, a un esprit logique, dans le genre orienté mathématique, et a une carrière en architecture. Lui remettais-je kek' chose qui lui appartenait? (J'ai rêvé de cette profession, plus jeune.)

Plein de jeunes adultes jouaient au football (américain, pardi). Je voyais le ballon brun passer et repasser dans tous les sens, sans me soucier qu'il me heurte à la tête ou quoi que ce soit.

Et je regardais ce magnifique parc. Ces couleurs. Ces gens heureux.

J'ai eu cette réflexion sur les langues (à noter que, depuis un certain temps, j'ai recommencé à en étudier) : c'est tellement évident que c'est une bonne chose d'apprendre des langues : apprendre une langue, c'est réapprendre le monde autrement ; tout est différent, jusqu'aux nuances des couleurs ; si l'on disait aux gens : tu vas sortir de chez toi aujourd'hui, et une multitude de détails de la vie courante seront différents, aimerais-tu cela? Aimerais-tu que les couleurs t'apparaissent autrement? Eh bien ces gens diraient : mais bien sûr que ça m'intéresse. Apprendre des langues, c'est ça, conclus-je.

Un ballon de football était lancé, et je parvenais à l'attraper dans mon dos, les bras tendus vers l'arrière. Les autres joueurs étaient sinon épatés, du moins surpris. Moi aussi. En même temps, je me sentais serein, et en contrôle.

vendredi 18 novembre 2022

Le rêve qui nous prend dans sa gueule

« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. »

– Antoine de Saint-Exupéry

lundi 7 novembre 2022

Myriam Wares

Quelques mots décousus au sujet de mes déambulations numériques et d'un coup de cœur artistique.

En googlant le titre de mon recueil, Exit l'or facile, pour voir si mon recueil sortirait dans les résultats, je m'attendais, au pire, à ce que rien n'apparaisse et, au mieux, à ce qu'un lien vers mon blogue soit proposé.

Or, je tombe sur cette page-ci, et celle-là.

Myriam Wares sait mettre en valeur son travail, et, du même coup, celui des autres.

C'est cette attention du détail qui fait d'elle une artiste super géniale, et qui rend ça agréable de travailler avec elle.

Je suis un poète inconnu du grand public, c'est une virtuose dont le trait de crayon irradie dans le monde. J'ai été flatté full pin qu'elle accepte de travailler à la couverture de mon livre. Je crois sincèrement que nos univers créatifs s'entendent bien.

Il faut absolument la découvrir.

Cette illustratrice est comme la fille spirituelle de Salvador Dalí, et la cousine de Vladimir Kush. En même temps, ce qu'elle accomplit est tout à fait unique. C'est riche, suave, mystérieux. De la bombe ; du rêve.

Son site web est un incontournable, une galerie enchanteresse et étonnante.

Le blogue d'ICI ARTV, il y en a quelque mois, a publié une entrevue très intéressante de la chère artiste.

Je serai bien heureux de retravailler avec elle.

Ah ! Mais elle est occupée. Elle fait, en parallèle de sa pratique professionnelle, un baccalauréat en histoire de l’art !...

Flash-poème venu hier à peu près à la même heure

J'ai un don pour la causticité
Des paupières de caramel
La flamme la flemme la flamme la flemme