Kevin Lambert remporte le Médicis, lis-je sur mon téléphone tandis que je suis dans la salle d'attente, chez le dentiste. Rédaction d'un billet de blogue express.
C'est un bel honneur. Je suis heureux pour lui. Je suis content que la littérature québécoise soit prise au sérieux. En fait, je crois que la littérature québécoise, c'est l'avenir de la littérature francophone... Un peu de chauvinisme, ça fait du bien, non ?
J'admets toutefois posséder son roman et être incapable de le lire. J'aimerais aimer son style. Mais son univers me reste inaccessible. Je vais tenter de m'y replonger, dans ce bouquin.
J'ai la sagesse de savoir que si l'on n'aime pas spontanément quelque chose (j'écris spontanément, car il y a aussi la possibilité qu'on développe un goût pour cette chose, comme c'est le cas avec les aliments ; dans le cas d'un écrivain, ça prend parfois la forme d'une brèche : un passage dans une oeuvre, ou une oeuvre moins connue), j'ai la sagesse de savoir que si l'on n'aime pas quelque chose, exprimer notre degré d'appréciation par rapport à icelle n'équivaut pas à cerner la valeur de cette chose. Il faut s'en remettre à des repères extérieurs, et accepter qu'à l'intérieur de soi, les flammèches n'apparaissent pas.
Je n'ai pas été capable de lire Kevin Lambert (jusqu'ici), mais ça doit être un foutu grand écrivain à en juger par tous les honneurs qu'on lui décerne, toutes les réactions qu'il suscite.
Félicitations Kevin !