Littéralement. Des mots sous divers reflets, mais ce n'est pas un dico. Blogue littéraire et geek de Guillaume C. Lajeunesse.
jeudi 12 septembre 2024
Une philosophie du succès plus souple, plus humaine
samedi 7 septembre 2024
Hypothèse de simulation
L'hypothèse de simulation : Elon Musk semble bien y croire.
Il avance que les jeux vidéo deviennent de plus en plus réalistes – et qu'éventuellement, on ne pourra pas faire la distinction entre les jeux vidéo et la réalité. Ainsi, qu'est-ce qui nous dit que nous ne sommes pas dans un énorme jeu vidéo ou une réalité simulée ?
Je n'ai pas le temps de pérorer, d'organiser un orchestre de mots, de rédiger un essai.
Néanmoins, il est possible d'anéantir ses arguments au moyen de deux questionnements.
Dans un jeu vidéo, on a la possibilité de sortir. Alors qu'ici, dans ce que je préfère appeler la réalité, le jeu continuerait sans fin. Qui serait assez fou pour plonger dans un jeu vidéo pendant, disons, 90 ans par exemple, si notre espérance de vie est d'un tel âge ?
On pourrait arguer qu'une civilisation X nous fait vivre dans une telle simulation : je vois difficilement comment une civilisation avancée pourrait être profondément immorale. Je postule sans trop de gêne qu'une certaine corrélation s'établit entre intelligence – et dans le raisonnement qui nous occupe je fais allusion à de très grands sauts dans l'intelligence – et éthique.
Le second questionnement : il est facile d'avoir des réflexions comme celle d'Elon Musk lorsqu'on a une vie relativement aisée ou une vie aisée, mais qu'en est-il des gens qui ont des vies absolument épouvantables, qui vivent dans la souffrance, etc. ? Est-ce qu'ils auraient vraiment choisi des personnages comme ça ? Ou pourquoi les leur imposerait-on ?
L'hypothèse de simulation dont il parle me semble être le passe-temps de gens privilégiés qui sont fascinés par la technologie, tout en étant un peu déconnectés de la réalité.
En fait, nous savons si peu de choses sur l'univers. La physique et la philosophie, entre autres, essaient de nous éclairer. J'ai plus souvent qu'à mon tour été en contact avec des « bogues dans la matrice », ce qui pourrait, croirait-on sans doute, me prédisposer à adhérer à une pareille théorie. Toutefois, par son caractère terriblement réducteur, je trouve qu'elle ne fait pas justice à notre magnifique univers.
dimanche 30 janvier 2022
La pensée post-formelle qu'on évoque en psychologie me rappelle cette citation de Kant
« On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter. »
— Emmanuel Kant
lundi 19 octobre 2020
Ma relation aux mots
J'ai toujours eu une relation singulière aux mots. L'un de mes plus lointains souvenirs à ce propos : j'ai quatre ou cinq ans, et je questionne sans cesse mon père, afin d'obtenir la définition de certains. En voilà un étrange ? Je demande à mon père qu'il le définisse. Lorsqu'il s'exécute, il use parfois d'un autre mot, ou d'un nouveau concept. Je trouve cet exercice très intéressant. Je me familiarisais, bien longtemps avant Internet, avec le concept de l'hyperlien. Car si mon père évoquait, dans sa définition, un mot ou un concept nouveau, je lui demandais derechef de définir cet objet – mot ou idée. Je crois qu'il était doucement exaspéré, un brin dépassé. Il me semble lui avoir demandé quand ce jeu se terminerait (je ne disais pas jeu, mais la curiosité éblouie de l'enfant l'entraîne souvent dans le voisinage du ludisme)... On arrive bien au bout des définitions, un jour, et il est possible de tout connaître, n'est-ce pas ? Il m'a fait savoir que cet exercice pouvait s'étirer presque infiniment. Quel émerveillement, mais quel vertige ! Aussi ai-je entrepris, à la suite de cette révélation, de devenir un petit philosophe. J'ai imaginé qu'en allant sans cesse au bout des mots, de leurs définitions, on trouverait bien la fin. Ma conclusion enfantine avait été la suivante : à force de décomposer sans relâche les mots, les mots dans les mots, les mots dans les mots dans les mots, on doit éventuellement en venir à des concepts et des éléments très simples. Comme des objets grossiers (des cailloux, ou toute chose qui s'observe dans la nature, par exemple), des choses évidentes, directement observables, comme des couleurs... Des éléments se laissant cerner, qui ne peuvent plus être décomposés. Enfant, j'aurais certainement aimé l'étymologie si j'y avais été initié. Idem pour la science d'Aristote.
Sinon, ma sœur m'a rappelé qu'enfant, lorsque je faisais usage d'un beau langage, la fratrie pouvait en faire un objet de taquinerie. Un épisode me revient. Il est question, dans mon cas, du même âge : quatre ou cinq ans, je crois bien. « Attention, il ne faut pas faire ça, papa va être furieux ! » Furieux. Un mot si simple. Cela les aurait amusés... Il est rare que j'emploie cet adjectif, de vive voix, aujourd'hui. En bon Québécois simple, paresseux, pétri de complexes linguistiques, je dis fâché, tout simplement, contrairement au jeune moi-même.
Dans la vingtaine, ma mère m'a relaté une anecdote. Elle a fait allusion à la même période de l'enfance. Il avait été question de nommer un animal, de la même famille que l'écureuil. On pensait que c'en était un. Je m'étais opposé. Ce n'était pas un écureuil. C'était un tamia. Il paraît que cela avait fait grande impression sur mon grand-père, lui-même assez enclin à l'exactitude, et amoureux des mots. Pourtant, nous n'étions pas une famille aux penchants encyclopédiques, ou plus précisément apte à nommer toutes les espèces animales. Des gens intelligents, certes, mais pas nerds.
Adolescent, jeune adulte, des mots inconnus me venaient en tête. De beaux mots, sophistiqués, étranges. C'était comme être abreuvé par un dictionnaire discret. J'étais souvent surpris, il va sans dire. Je ne lisais pas beaucoup ; très peu. Je me ruais sur un dictionnaire, un vrai, en chair et en os, enfin, c'était moi, ça, chair et os ! donc plutôt en papier et en carton... J'avais ainsi la confirmation que ce mot, que j'avais appris à mon insu, glané dans un instant éphémère, aimanté avec ma sensibilité, décrivait parfaitement un sentiment, une idée ou une scène dont j'étais le témoin.
Les mots sont mon palais. Et je souscris à l'idée d'Amélie Nothomb, qui affirme que le langage est le plus haut degré de réalité.
mercredi 23 octobre 2019
Kierkegaard ki r'garde les trolls et médite
“Instantly, all three doffed their hats and it would seem I had done them a service by asking for a light. Ergo: the same people would be happy to cry bravo for me if I merely addressed a friendly, let alone, flattering word to them; as it is, they cry pereat [he shall perish!] and are defiant… All it amounts to is play-acting. But how invaluably interesting to have one’s knowledge of human psychology enriched in this way.”
— Søren Kierkegaard
P.S. Eh ! Ça explique, en partie, le phénomène de la « hour », et l'utilité d'un tel mot.
mardi 15 octobre 2019
Les biais cognitifs
À quand, à quand ?
Raisonne-t-on froidement comme un robot, une fois qu'on les a assimilés, qu'on sait les débusquer, qu'on n'est plus sous leur emprise ?
L'un d'eux retient mon attention particulièrement. On le retrouve plutôt ici : c'est le biais de négativité.
J'ai beau être optimiste, il est vrai que des corpuscules de négativité, qui bientôt enfleront, peuvent s'immiscer dans nos réflexions. C'est, ironiquement, en réfléchissant à des choses positives que j'ai pris conscience de ce biais.
Je pensais qu'on ne pouvait pas, du reste, parler de biais dans notre langue. Je me fourvoyais.
mardi 1 octobre 2019
Être un peu monstrueux pour reconnaître les monstres
J'ai longuement médité, dès un jeune âge, ce que d'aucuns appelleraient la chimie humaine, qui était chère à Goethe, ai-je plus tard appris (voir : Les Affinités électives). J'aime étudier les rapports humains (la séduction, l'amour, les relations diverses (amicales, familiales...), la morale), puisque cela est fortement instructif au sujet de la nature humaine ; ainsi, cela nous renseigne sur la façon dont nous devrions vivre.
Par ailleurs, je crois depuis longtemps que la personne trop douce doit se renforcer, gagner en indépendance ; tandis que le petit brigand doit se civiliser, et qui sait, peut-être apprendre à devenir galant. Il y a une moyenne dont on doit se rapprocher, sans perdre son unicité.
Cela dit, j'admire le fait que la réflexion de Peterson soit fondée sur certains éléments scientifiques au sujet de la personnalité.
mardi 23 juillet 2019
Le rasoir d'Ockham
C'est un principe d'économie. C'est-à-dire: pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?
C'est le rasoir de Guillaume d'Ockham, je le précise.
Celui qui m'avait expliqué le principe m'avait dit: à choisir entre deux solutions, l'une très raffinée et complexe, et l'une raisonnablement bien constituée (avec une structure plus simple), si le résultat est sensiblement le même, on opte pour cette deuxième.
mardi 16 juillet 2019
Les relations humaines ou l'art de saluer
samedi 13 juillet 2019
Alain de Botton au sujet de l'amour
Ce qu'il exprime à ce sujet sur Facebook est également intéressant.
Plus je découvre Alain de Botton, plus je le trouve brillant!
Je n'aime pas les plans B, mais j'aime ce philosophe
Alors ça vaut la peine de l'écouter, et de méditer ce qu'il dit.
jeudi 20 juin 2019
Cet homme, quel cerveau particulier!
mercredi 15 mai 2019
Psychologie: entre art et science?
mercredi 17 octobre 2018
lundi 20 mars 2017
À revoir...
lundi 13 mars 2017
samedi 4 mars 2017
Belle pensée d'Arthur Schopenhauer
— Arthur Schopenhauer

