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mardi 30 décembre 2025

Je rends mon blogue public à nouveau

Je me disais : je veux pas que mon blogue soit public, car je vais me faire piquer mon contenu.

Je me disais : les IA en formation (ou les scrapers, plutôt), qui parcourent le web, vont digérer ma poésie, et quiconque étant muni d'un clic pourra éructer un petit poème comme les miens.

Je me disais : je protège mon blogue !

Mais comme me l'a si gentiment fait remarquer Claude Sonnet (mon IA préférée, comme je le disais), le mal est sans doute fait depuis longtemps. Des sites comme Wayback Machine se sont chargés de nourrir les IA avec les quelques miettes que j'avais à offrir depuis longtemps.

La noble machine a résumé l'échange ainsi : 

Exposition > protection illusoire

Alors je suis de retour.

Je me dis que c'est bien correct.

lundi 28 juillet 2025

Je m'étais dit que j'ouvrirais un blogue de l'écrivain-éditeur

Je suis en train de me demander si je ne rendrais pas, tout simplement, l'accès à ce blogue public, comme avant.

Le tour serait joué.

Sinon, les médias nous apprennent la mort du poète Olivier Marchand (paix à son âme). L'article nous rappelle que le premier titre de la maison d'édition de l'Hexagone, qu'il a cofondé, était Deux sangs. Un recueil écrit avec Gaston Miron. Ce qui prouve qu'au Québec, les écrivains se publient souvent eux-mêmes. Et je ne vous parle même pas de VLB (paix à son âme) !

Le Devoir indique d'ailleurs que L'Hexagone, à l'origine, n'était qu'un projet d'amateurs.

Je me demandais s'il serait pertinent d'inaugurer La Fleur blindée, en temps et lieu, avec ma traduction des 154 sonnets de Shakespeare. Déjà, ce n'est pas à proprement parler ma poésie – je ne suis qu'un entremetteur, un passeur, un messager.

En regardant autour, parfois, on trouve l'audace qui n'a pas manqué à d'autres.

lundi 30 septembre 2024

Sous-titre de ce blogue !

Blogue littéraire (et un peu geek ?) de Guillaume C. Lajeunesse.

Aussi bien assumer. Nouveau sous-titre : Blogue littéraire et geek.

lundi 20 mai 2024

Appel à la renaissance de la blogosphère (2)

Je vous livre ça tout à trac à partir du café semi-crasseux mais ô combien joyeux où j'ai coutume de me stationner le séant.

Donc, donc, don-que.

Je trouve ça – et vous partagez sans doute mon sentiment – un peu triste ce qu'il advient des blogues. Les blogues étaient, il y a de ça une décennie et plus, des lieux d'échanges formidables.

Je propose donc...

Une brève réflexion sur le sujet : Comment les blogues sont-ils devenus des presque-déserts esthétiques ? À mon avis, quand un grand nombre de joueurs, pour les appeler ainsi, ont retiré leurs billes du jeu (en migrant vers les médias sociaux), les blogueurs restants se sont un peu recroquevillés. Ils ont dès lors décidé d'utiliser leurs blogues moins comme vecteurs vivants, et plus comme vitrines sur leur travail. Astucieuse reconversion. Mais est-ce que ça doit rester ainsi ?

Répertorier les blogues toujours vivants qu'on aime. Je peux ainsi nommer : La Gambade, Parenthèse vidéoludique, L'arc volcanique, Poésie de Mokhtar El Amraoui et autres voyages, le blogue de Pattie O'Green, Mes Biscuits Préférés...

On peut se demander : jusqu'où pousser l'exercice ? Par exemple, il y a le blogue Your Rainforest Mind que j'apprécie beaucoup ; c'est pas précisément un blogue local, encore moins un blogue tel qu'on le conçoit ici dans le cadre de cette réflexion, mais j'avais le goût de le mentionner quand même.

Ensuite, sort-on le défibrillateur ? C'est-à-dire : pourrions-nous ressusciter de vieux blogueurs ? (En leur écrivant un mot, par exemple. Ça pourrait leur redonner le goût d'écrire.) Je pense à : Rainette, Laure Kalangel, Helena Blue, Le plumitif – de chez Au bout de tout –, Alexandre – auteur de procyon[idées] –, Éric McComber, Vincent Demers (Un sou noir)...

Par ailleurs, comment stimuler les échanges ? Je propose, par exemple, qu'on crée un truc un peu plus officiel intitulé « Appel à la renaissance de la blogosphère » justement (ou autrement), où l'on se dit : OK, je vais aller visiter X Y Z blogues que je connais moins, pour essayer de relancer l'influx, et inviter les gens à participer aussi.

Pour les moins actifs / inactifs, l'objectif pourrait également être de faire un certain nombre de publications.

Pourquoi ne pas organiser un truc en personne, éventuellement, si le nombre y est, et si notre éparpillement géographique est relativement clément ?

Voiiilààà. Qu'est-ce que vous en pensez ?

vendredi 29 décembre 2023

Mystère résolu : les maudites images Blogger pixelisées

Depuis un certain temps, les images que je tente de publier par ici sont d'une faible résolution, enlaidies, pixelisées ; et ce, bien que j'aie fourni à Blogger une image top notch, de grand format, de qualité.

J'ai donc découvert comment contourner cette impasse graphique.

1. Redimensionner l'image à une taille légèrement supérieure : J'ai redimensionné l'image à quelque chose de plus petit, mais légèrement supérieur à ce que je souhaitais voir à l'écran.

2. Utiliser le même URL pour les deux versions de l'image : Dans le code HTML, j'ai sélectionné le premier URL et l'ai copié à l'endroit du deuxième URL. Car le deuxième URL puisait l'image ailleurs, à un endroit où la résolution était plus faible.

mercredi 16 août 2023

Plus personne

Plus personne lit ça, les blogues. 

Inauguré le mien en 2011.

2011 à 2013 ont été des années fastes, mais fast forward en 2023, et les médias sociaux ont tout pris.

Je réserverai donc ce blogue, désormais, pour : des annonces en tous genres, signaler la publication de mes livres, et pour d'occasionnelles chroniques.

Le reste, is it worth it ?

samedi 1 octobre 2022

J'ai besoin de clarté

Comme sur le blogue de Mokhtar, de la Gambade, de Mylène ou de feu Christian, j'ai besoin qu'il y ait de la clarté.

Tant qu'à avoir changé de nom et de sous-titre, aussi bien repeinturer en blanc.

J'aimais bien le décor avec les planches et tout, mais j'ai besoin de lumière. Oufiou, on dirait que je viens d'ouvrir les fenêtres.

mercredi 28 septembre 2022

Ciao, ciao, Chalet spirituel!

Tout a commencé avec Salve d'étoiles, en 2011. J'aimais bien ce blogue. Clair, lumineux, il jetait ses éclats. Puis vint une phase plus discrète, dans ma vie. Eu le goût de m'encabaner ici même.

Je pensais revenir à un truc plus lumineux, comme à la racine de ce projet. Mais - et voilà une raison fort prosaïque - je trouve les nouveaux modèles Blogger un peu moches. Ils ne me permettraient même pas de conserver certains éléments clés de mon design. Je vais donc m'en tenir au beau bois, que j'aime bien.

Le bois, architecturalement parlant, j'adore ça, en fait. D'un point de vue littéraire aussi. Me vient cette expression de Proust : « les craquements organiques des boiseries ».

Mais ce qui me tapait sur les nerfs, vraiment, c'était le nom de ce blogue. Le chalet spirituel. Ya, chalet immatériel ; chalet virtuel ; et tutti quanti. Mais ça pouvait laisser supposer un genre d'allusion à ma spiritualité. Inconsciemment, peut-être. Pas que je ne sois plus spirituel, mais je pense que la spiritualité, c'est idéalement quelque chose de discret, de secret, une chose qui relie l'individu à l'immensité. (Une parenthèse entre soi et l'infini bienveillant.)

Je me suis fait une liste de noms potentiels... Puis je suis tombé sur ce nouveau nom comique. J'aime bien. Je conserve.

lundi 17 janvier 2022

Maudite sois-tu, Marie Bardamu ! 🌺

Rêvé qu'une « Marie Bardamu » avait pris possession de mon blogue. Elle se l'appropriait allègrement, y écrivait des articles. Elle agrémentait ses textes, pourtant cyniques, de beaucoup trop de fleurs ridicules.

Le lendemain, surprise, prolongement matriciel de mon rêve, mon blogue ne fonctionne plus, ni avec le .com, ni avec l'adresse Blogger ! Facile de penser à un code vert sur fond noir.

J'écris alors à Google, qui me redirige vers Enom.

La nuit d'ensuite, je rêve que c'est une bande de jeunes étudiants en lettres qui a pris le contrôle de mon blogue, avec la même ambition que Marie Bardamu, dans le rêve précédent.

Enom finit par me répondre :

Hello,

Thank you for reaching out, to ensure long-term stability and allow us better to support our customers, Enom is presently undergoing a data centre migration. The migration is expected to last from 9 am (PST) Sunday the 16th.

[...]

We apologize for any inconvenience that this may cause, and we appreciate your patience. If you encounter any difficulties with website resolution & email delivery after the migration completes, please do let us know, and we’ll be glad to help.

Kind Regards.

Ce qui est cool c'est que grâce à ce modeste effet papillon, j'ai décidé d'explorer d'autres noms de domaine pour mon blogue. À VENIR.

Ça m'a aussi empêché de perdre mon temps, ce week-end, à écrire un article sur la lourdeur bureaucratique des universités. Le plus beau passage de ce texte : La bureaucratie est une violence douce, c'est une incivilité.

samedi 23 octobre 2021

Commentaire de blogue qui n'a jamais été accepté et/ou publié pour des raisons techniques sur son blogue, et que j'avais toujours dans un fichier Word sur mon ordi ; je tombe là-dessus ce matin en cherchant un autre texte à saveur philosophique que je veux reprendre — eh ! quel titre, me direz-vous... Il n'y a pas de limite aux titres, il n'y a que d'obtus esprits

Elle parlait d'une haine de la femme intériorisée malgré elle et, en relation à ceci, de la peur de vieillir.

Oublie la misogynie ! La femme est ce qui se fait de mieux dans l'immensité de la fabrique cosmique. C'est plate, au demeurant, qu'on ait inventé ce mot de neuf lettres pour une poignée de frustrés laittes.

Sinon, pour faire du pouce sur ce que tu dis, c'est d'avoir une belle âme, tendre comme la pointe du jour, fine, fragile et hypersensible, qui compte. C'est çô qui compte. N'est-cela pas ?... Ça s'érode pas, et en plus, ça imprime quelque chose de lumineux sur le visage, dans les yeux et tout autour... sur les lèvres et alentour... La tête a encore une certaine suavité, moins d'érotisme mais une forte dignité, et si l'on regarde entre les rides comme au travers de persiennes, on va voir des rêves, des mondes de rêves versicolores vachement sympas. La beauté physique, plus aussi affriolante, n'est pas toute perdue... Parce que sinon, les pimbêches deviennent de vieilles chipies, feuilletées, aux lèvres pincées, alors que les cons de tout acabit sont laids avant leur temps, et perdent la fermeté de leur bite. L'entropie entropise, elle suit juste son cours, mais le principe inverse existe aussi, je crois... c'est évident y m'semble, pour peu qu'on s'en saisisse, car si la matière s'alourdit, la petite bille atemporelle d'âme jaune qui pulse et qui nous grésille au creux du cerveau peut continuer de croître. Avec l'âge, les cœurs hors du monde, ces coeurs rêveurs, ils confèrent de respectables vieux visages qu'on a envie d'écouter... Si tu cultives le jardin de ton âme autant que celui de ton blogue, je suis sûr que vieillir, ça va te réussir superbement. Parce qu'ici la beauté, dis donc, elle est partout...

samedi 2 janvier 2021

Design du blogue

La première version de ce blogue constituait un espace très lumineux. L'esthétisme en attestait. C'était à l'époque où je voulais que mes écrits soient tendres, humains, solaires. Trop de lumière et trop d'extraversion littéraire ont fini par me chatouiller puis me contrarier. La seconde version de ce carnet, planches et pénombre, me semblait plus propice à laisser filtrer mes pensées d'ambiverti.

Récemment, j'ai voulu relancer mon blogue... Ai flanqué les planches à la poubelle. J'ai tout repeint en blanc. J'ai trouvé un titre poétique, au vernis quelque peu philosophique. Je voulais recréer ce que j'avais fait à l'époque de Salve d'étoiles (note: je me suis fait voler mon ancienne adresse de blogue, et je suis en train de vérifier quels sont mes recours légaux avec Blogger, étant donné que ce concept, j'en avais officiellement assuré mes droits d'auteur).

Or, j'ai réinstauré le design qui était sensiblement celui qu'on retrouvait ici depuis un bon nombre d'années. Je vais moins écrire, dans ce carnet. Peut-être plus du tout? Ferai sans doute un billet lorsqu'un livre sera publié. Je partagerai aussi du contenu qui me plaît.

jeudi 22 octobre 2020

Refonte

J'ai décidé de faire une refonte de ce blogue. Elle a déjà été amorcée d'un point de vue stylistique. J'ai aussi coupé, au fil du temps, dans quelques articles. Toutefois — est-ce l'âge ? —, je ne veux plus que ce lieu soit arbitraire déversement de couleurs, épanchements naïfs, carnet littéraire aux plaisanteries quelque peu lestes. Mûrissement.

lundi 1 juillet 2019

Un billet de blogue sur son blogue à l'UQAM



Il y a quelques années, j'avais le cœur nuageux, une journée, au travail... L'écriture était, à ce moment-là, un peu incertaine, et le boulot, lui, un labeur plutôt lourd, puisque sans grand sens.

Stephan arrive, avec sa tête de poète habituelle et sa crinière poivre et sel, avec son air frais et élégant d'éternel étudiant, et il me dit: «Tu sais quoi? J'arrive à mon cours à l'UQAM, aujourd'hui. Et qu'est-ce que je vois à l'écran, à l'avant? Ton blogue. On a décortiqué ton blogue!»

C'était, dans le cadre de son certificat en création littéraire, un atelier de création populaire, en tout cas un cours sur les formes modernes d'écriture, si je ne m'abuse.

Voilà qui m'avait instantanément réjoui! D'autant plus que je n'avais qu'une 5e secondaire pour toute scolarité, à ce moment-là. Assez drôle dans ce temps-là de savoir que son matériel se retrouve à l'université. Ça va de soi, mais je le souligne: personne ne m'avait consulté, cela dit!

Aussi, ceci me ramène à une évidence: il faut être le mouvement, en avant, généré par la passion; pas celui qui épluche et raisonne en arrière.

L'idée de me faire un thé à 1h30 du matin?

Je pense que cela prédispose à écrire sur son blogue pas mal!

Toutes choses étant égales par ailleurs, je ne vous souhaite pas une bonne fête du Canada, puisque j'ai omis de vous souhaiter une bonne fête nationale du Québec il y a une semaine.

Namasté.

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mardi 4 juin 2019

Ménage du printemps

J'ai décidé de faire un grand ménage sur mon blogue.

Déjà, cela suppose un certain ménage mental, antérieur à cette décision: j'ai décidé de conserver ce blogue, et d'y publier à nouveau.

En le parcourant, ce blogue, hier, j'ai réalisé qu'il s'agit d'une espèce d'album souvenir: je serais idiot de me priver d'un tel voyage dans le temps, d'une telle galerie de mon évolution psychique et de mes rencontres, virtuelles et gravées en ce lieu, ou en toile de fond.

D'autre part, je serais désavantagé en me privant d'une tribune personnelle. Je préfère l'ombre, pas l'ombre hermétique, compacte, qui compresse, mais l'ombre confortable où l'on a le loisir d'observer l'oeuvre du soleil, sa peinture blanche, je préfère l'ombre en somme aux mascarades de popularité et de bruyant mensonge. Je préfère un artiste qui brille par son absence, comme Shakespeare ou Ducharme mettons, à une fripouille féérique qui veut prendre toute la place sous les feux de la rampe. Après, la visibilité sied certains, comme ce noble monsieur, alors ne serait-ce qu'une question de respecter son propre tempérament? Toujours est-il, mon point est qu'ayant décidé d'être pour l'essentiel discret, je conserve tout de même ce vecteur enchanteur qu'est le blogue pour me relier un tant soit peu au monde.

Bon, quelqu'un m'a déjà dit que je suis un faux timide, et ça m'a fait rire, car c'est sans doute vrai, je suis extraverti à mes heures, mais seulement à mes heures.

J'ajouterais que mon expression personnelle, ces dernières années, a été déficiente. J'ai cessé, en partie, de montrer mes couleurs. En psychologie, au chapitre de la régulation émotionnelle, on voit que la suppression des émotions (selon le contexte) pourrait s'avérer malsaine, et que la réévaluation cognitive (l'effort de donner un sens à certaines choses) pourrait être positive. Ainsi, pourquoi me priver d'écrire ici?

Enfin, dans la Bible (je ne suis pas croyant à proprement parler, mais je crois qu'on retrouve dans ce saint livre quantité de perles), il est à peu près dit cela : «Et on n'allume point la lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.» Le blogue donne ainsi un aperçu de la lumière versicolore que j'aimerais envoyer par-delà la simple sphère de mon existence.

Or, j'aimerais, j'aimerais, j'aimerais... Je ferai la liste des « j'aimerais ». C'est une note mentale pour moi-même. Cela me permettra de désengorger mon calepin électronique. Et je pourrai voir si j'ai pris la tangente espérée.

Ce qui m'a frappé, quand j'ai commencé à arracher les mauvaises herbes, hier, c'est que j'ai trahi l'une de mes premières promesses de blogueur: je ne voulais pas faire de cet espace une vidéothèque; aussi, par là-bas, au départ, on se croyait certains mois sur YouTube! Quelle tristesse de retrouver une vidéo grise, retirée du site d'origine, bref un billet presque sans contenu. Une vidéo a toute sa pertinence si elle s'inscrit dans une démarche relativement sérieuse, si elle est enrobée d'un chaleureux contexte, si elle est étayée par les mots. Ou plutôt, les mots doivent être soutenus par une vidéo, s'il y a lieu.

Étais-je si drôle, il y a quelques années? Je partageais sans cesse des vidéos humoristiques, des blagues de toutes sortes. Pas que je n'aie plus le cœur à l'humour, mais mon rire, on dirait que je le garde à présent pour moi.

Je crois que j'ai cette perpétuelle tendance à masquer des facettes de ma personne, étant d'une nature extrême en maintes choses. J'aime rire avec passion, jusqu'aux larmes (un collègue de travail en a pris connaissance, et un ex-collègue, jadis, abusait allègrement de cette propriété chez moi, lorsqu'il décidait d'incarner un music-hall surréaliste à lui seul); je puis être implacablement logique; je puis être profondément empathique; je suis férocement sceptique; je suis très spirituel; je suis un tas de choses, en somme! Pour moi, ce n'est toujours que la même nature, une nature intense, dont les rayons, orientés dans des directions différentes, s'étirent naturellement aussi loin: un soleil projetant équitablement.

Parfois, serait-ce pour faire l'affaire des autres, je crois adopter des rôles. Il est facile de jouer exclusivement au poète. Ou d'investir l'humour. Ou de se blinder avec la logique.

Ainsi, j'aimerais embrasser quantité de sujets sur ce blogue. Au fond, tout ceci n'est qu'un rappel de cette pensée. Le fil conducteur demeurera la littérature, puisque c'est un blogue littéraire et j'ai choisi d'être écrivain. Quelques critiques littéraires de bon cœur devraient voir le jour.

J'aimerais parler davantage de la psychologie (dans cette optique, je pourrai continuer d'écrire au sujet de mes rêves), de la philosophie - peut-être publier des essais -, recommencer à écrire au sujet de la science, j'aimerais écrire au sujet de la spiritualité, quoique modérément, avec un esprit critique. Je continuerai à aborder le sujet de l'art. Au demeurant, la linguistique, la traduction et les langues m'attirent beaucoup: je devrais m'attarder à ce trio.

À suivre prochainement? Au moins un article sur l'autodidactisme. Je me demande ce qu'il en dirait, lui.

dimanche 2 octobre 2016

Le blogue est mort, vive le blogue !



Un petit mot, une présentation rapide. Un adieu qui est davantage une ode à la mutation.

Ça faisait un bout de temps que j’envisageais un changement. Est-ce pour cela que tu étais moins actif sur Salve d’étoiles, dis ? En partie. Je sculptais un roman, qui se fait maintenant scruter par quantité d’éditeurs. Ça me donne le goût de revenir ici, maintenant que je peux respirer, étant donné que je dois continuer à le faire, car l'écriture est un territoire d’oxygène. Respirons une forêt à la fois. Cela dit, un remue-ménage était pour moi nécessaire.

Le nom de ce nouveau blogue n’est pas quelque coquin coup de dés. Pourquoi va-t-on au chalet ? Bon, accessoirement, je n’en ai pas, moi, de chalet. (Peut-être est-ce pour ça que je m’en invente un, dont les planches de bois sont virtuellement très solides ?) Toujours est-il, pas besoin d’avoir une charmante maison de rechange pour comprendre pourquoi ceux qui en ont une y vont : ils veulent s’ermiter. Ils fuient en douce l’empire de notre société extravertie, s’y soustraient en faisant le moonwalk. Ils sautent dans leur bagnole et se catapultent vers leur retraite étoilée de feuilles jaunes ou vertes en sifflant até logo, até mais !

Je suis un gars de l’ombre. Je suis très chaleureux, attention, mais c’est dans l’ombre que je suis à mon meilleur. C’est là que je préfère échafauder des projets, de même que contempler l’humanité, ou du moins ses potentiels futurs harmonieux. J’aime ça lorsque des gens viennent me rejoindre avec leurs bougies. À la rigueur, je suis peut-être un ambiverti. Salve d’étoiles, c’était un insoutenable requiem de gaieté. La thèse appelait cruellement l'antithèse. Le design était magnifique, mais ça éclatait de partout. Ça m’usait quelquefois les yeux.

Récemment, j’ai connu de furtives idylles avec d’autres blogues de ma création, où j’exprimais d’autres facettes de moi. Parfois, je me disais : pourquoi laisser tomber des aspects de ma personne, au profit d’autres ? Ultimement, peut-être est-ce ce roman que j’ai terminé, vaste psychanalyse organique et rythmique, qui m’a réconcilié avec le panorama de qui je suis. Je crois que c’est ce que j’ai écrit de plus honnête, de plus apte à représenter ma personne, dans sa loufoque entièreté. Je gagne à m'unifier, que je me dis parfois.

Je pense que toutes les étiquettes que j’ai attachées à ce billet, symboliquement, en font foi. (Mise à jour: j'ai retiré la ribambelle de libellés. Mais on comprend le principe.)

Aussi et surtout, je veux parler de mes idéaux. Précédemment j'étais gêné de le faire ; l'ancienne incarnation de ce lieu mettait de plus en plus l'emphase sur l'esthétisme au détriment de la pensée. Or, on vit dans un monde profondément cynique, cela me chagrine. Je crois sincèrement, résolument que l’on peut changer le monde. C’est d’ailleurs ce qui m’obsède le plus. Notre arbre de vie doit avoir racine dans le ciel.

Mais il faut se garder, justement, de négliger nos racines réelles. Nous vivons certainement dans un monde de boue. C’est ce dont je veux me rappeler, à présent. Trop de pensées, de divagations, ont eu raison de moi, m’ont écorché. Il faut être au moins un peu connecté à la réalité. Comme en témoigne ce juvénile poème, écrit à vingt et un ans :

Nuage

Ô, nuage, baveux et crispé et doux, gage
Suave, m'entraînes-tu sur un pont cosmique ?
Rivé à ta plage, j'ai un regard comique.
Sur tes étages, un roulis doux, un partage !

Ta cage est sans rage, concave, un peu trop sage ;
Tel est l'adage ; s'ils ne le savent, je pique !
Ô, contagieuses formes, sur vous j'applique
Un regard comme à des hanches, tel un bandage.

Volupté servile, dans ton preux patinage
Tu es une épave, coulant sur une lave,
Tu me dépraves, me gaves lors du voyage.

Quel bel essayage ! Mais tu es vide et grave !
Il faut du courage sous ton passage oblique !
Car ton encombrante futilité étrique !


Voilà ! Rebienvenue. Le blogue est mort, vive le blogue !

P.-S. — Je conserve l’adresse www.salvedetoiles.com, pour un certain temps, car c’est ce qui figure sur ma « carte d’affairé », et j’ai payé pour le nom de domaine. L’adresse officielle est chaletspirituel.blogspot.ca, mais la redirection aura lieu pendant un moment, à l’instar des anciens numéros de téléphone qui pointent vers les nouveaux.


mercredi 22 mai 2013

Un nouveau blogue !

Salve d'étoiles aura désormais un jumeau bivitellin : Big Bang à l'envers.

Sur ce dernier, je vais publier du théâtre et des novellas.

Il y a déjà deux pièces de théâtre en ligne !

C'est un blogue à accès privé.

J'ai envoyé (ou je vais sous peu acheminer) une invitation à plusieurs d'entre vous...

Let me know if I forgot you !

N'oubliez pas de devenir membres. Ça fait toujours plaisir !...

mardi 17 mai 2011

Bugspot

Depuis les récents problèmes des serveurs Blogspot, certains commentaires ont été effacés, je suis toujours dans l'attente de leur restauration. Est-ce que cela est également arrivé sur vos blogues ?