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vendredi 26 novembre 2021

Aimer l'hiver (2 / 2)

Cette réflexion, je l'ai souvent en moi-même, c'est une réflexion imagée, une suite d'images pénétrée de froidure revigorante... Quoi, ça ?

Je lui ai donc dit :

Pourquoi la symbolique, par rapport à lui ? Le lien que je fais, c'est que j'ai appris à aimer l'hiver, car ma vie a été hiver, depuis l'âge de trente ans. Je m'y suis fait un nid, je l'ai dompté, je l'ai aimé, l'hiver. L'hiver, c'est aussi l'école : ça commence en septembre, et le temps froid arrive vite ; puis la session d'hiver, elle, est ensevelie sous la neige. Quand notre vie est cadencée par l'école, c'est la saison des neiges tout le temps.

samedi 20 novembre 2021

Le styliste scandinave ayant troqué style pour énergie

Parlant de Karl Ove Knausgård, le bonhomme a fait preuve d'un merveilleux instinct...

Extrait d'une entrevue :

« Que voulez-vous dire ?

Je ne parvenais jamais à l’essentiel. Et puis, je me suis décidé à écrire l’histoire authentique telle qu’elle était. C’est alors devenu plus facile.

Pourquoi plus facile ?

J’ai pu me débarrasser de toutes les idées littéraires. J’ai arrêté de penser composition et construction de phrases. Tout est devenu plus simple que ce que j’avais l’habitude d’écrire. Normalement, j’ai des idéaux esthétiques élevés. J’ai dû les abandonner et cela m’a procuré une force immense. »

C'est sublime. Mon projet actuel ne me laisse pas cette exacte latitude, mais je pourrais épurer jusqu'à laisser un minimum de fiction. La fiction agira à titre de liant. Ce sera le masque de cohérence. Ce qui voile un tant soit peu pour rassembler. Il n'y a rien de tel que de se connecter à une énergie brute en écrivant !

vendredi 19 novembre 2021

Aimer l'hiver

Je me vois, à cinquante, soixante ans, avec une tête semblable à celle de Karl Ove Knausgård, dans un appartement, dans un pays nordique ; avec l'écriture pour me réchauffer. Cette récurrente vision de moi-même a quelque chose de légèrement troublant, car elle doit être une projection très symbolique.

À la décharge de mon inconscient, il a une belle et bonne tête !