Il parle des relations homme-femme avec une surprenante délicatesse nouvelle, avec sensibilité (on demanderait, selon lui, à l'homme de bomber le torse, d'éclipser les autres hommes, d'être dominant en un mot: ce serait un conditionnement social ancré chez les messieurs, auquel bon nombre de femmes, elles aussi programmées, répondent; alors que l'authenticité et même une certaine vulnérabilité seraient une bien meilleure avenue), il prend une boisson sans alcool au goût de conifère qu'il savoure sans se presser en élaborant son propos, il refuse presque d'admettre la présence de femmes au très beau galbe dans le bar. (Bémol: il ne nie pas son inclination pour le polyamour, qui serait bien ça, une montagne d'amour. Cela fait rigoler sa blonde, de toute façon.) Mais encore? Il m'annonce sur la rue, en me recrachant un mince nuage caramélisé au nez, fumer la cigarette électronique depuis quelques mois. Il veut rentrer tôt afin de pouvoir passer plus de temps en famille le lendemain. Mais qu'arrive-t-il au Lord? Next step: je devrais le convaincre d'aller boire un thé. Serait-il en train de se désintégrer et réintégrer positivement? Est-il devenu un sage agréé? Un mage agréable? J'en perds le latin que je n'ai jamais appris. Je pense que sa blonde fait une très bonne job sur la PNL. Aussi, l'acte de nettoyer les vitraux de son église intime, lorsqu'il est sous l'emprise du sédatif naturel de la méditation, doit y être pour quelque chose. Je présume que son karma ayant commencé à venir cogner à sa porte aussi souvent que les représentants de Bell Canada, il a dû se dire qu'avec toute l'épouvantable fougue dont il est doté et avec ne serait-ce qu'une pointe de tarte (aux bleuets) de l'intelligence dont le chef céleste l'a nanti, la transformation était honnêtement envisageable.
Bon, je retourne à mes sept onglets de Chrome du site de Ricardo, moi aussi j'aimerais vieillir équilibré et en paix.
Littéralement. Des mots sous divers reflets, mais ce n'est pas un dico. Blogue littéraire et geek de Guillaume C. Lajeunesse.
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lundi 22 juillet 2019
mercredi 3 juillet 2019
La catatonie
Quand même ingénument fascinante, cette catatonie.
Dans mes cours de psychologie, s'il est une chose que j'apprécie, en marge du bourrage de crâne qui lui est ardu, c'est un professeur qui, humble, a recours à une vidéo YouTube pour vivement exemplifier la matière. De quoi faire ricaner de bien-être un autodidacte dans sa barbe de deux savants jours. Plus facile, je présume, que de demander à l'un d'entre nous de descendre les marches de l'amphithéâtre, dans une soudaine célébrité avoisinant la déchéance, pour qu'il aille se faire épingler à l'avant comme un papillon... Du reste! enfin! Yeux rivés et cœurs relâchés, accoudés contre les cages (préférablement) thoraciques, nous pouvons apprendre autrement.
Mais je vous ai bien eus. C'est le Lord Baroque-Équivoque (que j'ai déjà surnommé le baron crépusculaire) qui m'a envoyé cette vidéo. Parce qu'il joue du piano. Et parce qu'il détient des motifs inconscients qui lui appartiennent, et parce qu'il n'a aucune pitié pour le hasard, qui est son ami; et quel ami! Je pense qu'une fois qu'il a trouvé le Baron, et non l'inverse, il sait exercer une bonne poigne de langueur sur lui.
Égarement à part, voici les symptômes de cette curieuse condition.
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