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lundi 7 novembre 2022

Myriam Wares

Quelques mots décousus au sujet de mes déambulations numériques et d'un coup de cœur artistique.

En googlant le titre de mon recueil, Exit l'or facile, pour voir si mon recueil sortirait dans les résultats, je m'attendais, au pire, à ce que rien n'apparaisse et, au mieux, à ce qu'un lien vers mon blogue soit proposé.

Or, je tombe sur cette page-ci, et celle-là.

Myriam Wares sait mettre en valeur son travail, et, du même coup, celui des autres.

C'est cette attention du détail qui fait d'elle une artiste super géniale, et qui rend ça agréable de travailler avec elle.

Je suis un poète inconnu du grand public, c'est une virtuose dont le trait de crayon irradie dans le monde. J'ai été flatté full pin qu'elle accepte de travailler à la couverture de mon livre. Je crois sincèrement que nos univers créatifs s'entendent bien.

Il faut absolument la découvrir.

Cette illustratrice est comme la fille spirituelle de Salvador Dalí, et la cousine de Vladimir Kush. En même temps, ce qu'elle accomplit est tout à fait unique. C'est riche, suave, mystérieux. De la bombe ; du rêve.

Son site web est un incontournable, une galerie enchanteresse et étonnante.

Le blogue d'ICI ARTV, il y en a quelque mois, a publié une entrevue très intéressante de la chère artiste.

Je serai bien heureux de retravailler avec elle.

Ah ! Mais elle est occupée. Elle fait, en parallèle de sa pratique professionnelle, un baccalauréat en histoire de l’art !...

mardi 22 mars 2022

Exit l'or facile


Je cherche mes mots, je bégaie du clavier. J'avais composé un paragraphe d'intro beaucoup trop sérieux pour la circonstance. Allons-y avec ceci...

Voilà. Le moment est enfin venu. Celui où je peux publier ce billet. Le moment où je peux écrire...

Joie ! Car ce livre s'est finalement matérialisé. Je peux enfin le tenir entre mes mains.

En même temps, ce bouquin, pour moi, il transcende le papier. Il est le fruit d'un périple existentiel. 

À vingt ans, je rêvais d'être le Rimbaud québécois. C'est doublement manqué : je suis non pas un homme aux semelles de vent, mais un homme aux bottes de plomb, comme j'aime le dire pour rigoler (mes bagages ont cumulé peu de kilométrage) ; et il est beaucoup plus plaisant d'être soi-même, même si Je est un autre.

Be careful what you wish for, cependant. Le bel Arthur n'a pas eu de succès officiel de son vivant – en l'admirant naguère, je pensais à la qualité des textes, à leur radieuse étrangeté, et non au fait d'aboutir dans l'obscurité. Mais ce qui est magnifique, c'est que les poèmes, ils l'illuminent, l'obscurité. Ce n'est pas à ça qu'ils servent : c'est là qu'ils sont à leur place. Ceux qui font griller des allumettes en plein soleil sont, bien souvent, tout sauf des poètes. La plupart des gens qui disent être des poètes sont des blagueurs.

Je me suis autopublié. Pas par le biais d'une maison d'édition qui propose une formule pratique d'autoédition. J'ai fait le travail d'un éditeur. J'ai donc trouvé des professionnels, et j'ai coordonné le tout. Parlant de bonne compagnie : Walt Whitman n'a-t-il pas autopublié Leaves of Grass à l'âge de trente-six ans ?

Exit l'or facile. Ce titre m'est venu, une nuit, tandis que je m'endormais. Je venais de songer à ceci : je refuse d'écrire des choses belles parce que belles, des choses simplement belles, je veux aller au fond de moi, là où ça fait mal. Je compare souvent la poésie à une plongée dans les profondeurs sous-marines : c'est là qu'on risque de rencontrer les créatures les plus inspirantes, les plus curieuses, les plus originales. Mon esprit m'a donc soufflé ces mots, dans un langage à la frontière de la poésie et du patois de l'inconscient.

Ce livre, pour moi, c'est une époque, proche et lointaine à la fois. En toute transparence, ce sont des poèmes écrits entre 26 et 30 ans. Je n'écris plus tout à fait ainsi. Mais je sais que c'est mon recueil le plus fort.

Voilà, c'est donc un peu de beauté que je veux vous partager, comme un bouquet d'étranges fleurs chantantes.

Illustration : Myriam Wares