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jeudi 16 novembre 2023

L'art insoupçonné

Souvent, j'ai repoussé le ménage à plus tard, afin de me consacrer davantage à mon art.

J'ai toujours su qu'il y a un lien bidirectionnel entre le rayonnement psychologique et la qualité de l'environnement : heureux, j'éprouve le besoin de classer, laver, voire me raser, pour que l'ordre et la sérénité intérieurs trouvent écho autour de moi ; décidant de classer, laver, voire me raser, même si je ne suis pas heureux à l'excès, j'en trouve un bien-être accru. J'ai toujours su. J'ai toujours connu ce lien.

Pourtant, mon art me semblait plus important. Il me semblait plus gai sans les entraves ménagères régulières. Plus alléchant.

Ces jours-ci, quand je frotte, passe à l'eau chaude, plie, le sentiment d'harmonie me semble décuplé. Je n'ai jamais eu ces envies de bonheur cachées dans les replis du quotidien.

Frotter, passer à l'eau chaude, plier. Je demeure un amateur, mais j'aime presque ça. J'y vois pratiquement un art. Je suis sûr que les Japonais ont un mot pour ça. Pas tout bonnement pour le fait de nettoyer. Plutôt, pour le fait d'éprouver le rangement et le nettoyage comme des expériences psychologiques fortifiantes, presque de nature spirituelle. Pour cet art.

dimanche 30 juillet 2023

L'art doit être dangereux

« L'art est dangereux. C'est l'un de ses attraits : quand il cesse d'être dangereux, on n'en veut plus. »

— Duke Ellington

lundi 7 novembre 2022

Myriam Wares

Quelques mots décousus au sujet de mes déambulations numériques et d'un coup de cœur artistique.

En googlant le titre de mon recueil, Exit l'or facile, pour voir si mon recueil sortirait dans les résultats, je m'attendais, au pire, à ce que rien n'apparaisse et, au mieux, à ce qu'un lien vers mon blogue soit proposé.

Or, je tombe sur cette page-ci, et celle-là.

Myriam Wares sait mettre en valeur son travail, et, du même coup, celui des autres.

C'est cette attention du détail qui fait d'elle une artiste super géniale, et qui rend ça agréable de travailler avec elle.

Je suis un poète inconnu du grand public, c'est une virtuose dont le trait de crayon irradie dans le monde. J'ai été flatté full pin qu'elle accepte de travailler à la couverture de mon livre. Je crois sincèrement que nos univers créatifs s'entendent bien.

Il faut absolument la découvrir.

Cette illustratrice est comme la fille spirituelle de Salvador Dalí, et la cousine de Vladimir Kush. En même temps, ce qu'elle accomplit est tout à fait unique. C'est riche, suave, mystérieux. De la bombe ; du rêve.

Son site web est un incontournable, une galerie enchanteresse et étonnante.

Le blogue d'ICI ARTV, il y en a quelque mois, a publié une entrevue très intéressante de la chère artiste.

Je serai bien heureux de retravailler avec elle.

Ah ! Mais elle est occupée. Elle fait, en parallèle de sa pratique professionnelle, un baccalauréat en histoire de l’art !...

vendredi 26 août 2022

Splendide nuit


Propos qui me sont venus en tête à différents moments de ma lecture :

C'est plein d'amour, ce bouquin.

*

Mignon, innocent, laferrièrien.

*

Très beau livre-objet.

*

La magie opère, et Dany nous ouvre grands les bras, car c'est un merveilleux univers.

*

Pas tout à fait un roman ; c'est de l'art joyeux.

*

Rafraîchissant, il fallait que la littérature soit rendue là.


★★★★

jeudi 9 juin 2022

J'aime les artistes qui transcendent leur genre

Je n'aime pas le slam, mais j'adore David Goudreault.

Je n'aime pas le rap, mais kiffe Eminem.

Je n'aime pas la poésie en vers du 19e siècle, mais j'adule Rimbaud.

Je n'aime pas le surréalisme, mais tripe sur Dalí.

Je n'aime pas les brutes alcooliques, mais j'aime la prose de Bukowski et Mistral.

Bobin, dans une fine petite citation que j'ai déjà publiée par ici, dit qu'il recherche une présence, « l’excès du réel qui ruine toutes les définitions ».

Il faut faire un avec son art, afin de se et le multiplier.

J'aime les artistes qui transcendent leur genre ou leur mouvement.

vendredi 5 novembre 2021

Corps minéral

 

Il s'agit de « Corps minéral » de Gabrielle Harnois-Blouin et Charline Dally (collectif Le désert mauve)

Un vidéopoème ! On aura tout vu.

Je devrais m'y mettre. C'est certainement une belle façon de partager de la poésie. Qui rejoint sans doute les gens à notre époque technologique.

samedi 13 mars 2021

Œuvre d'art de 70 M$

Soixante-dix millions de dollars américains, comme le rapportait cette nouvelle. C'est le montant qu'a gagné l'artiste contemporain Beeple (Mike Winkelmann) pour un montage numérique titré Everydays: The First 5000 Days.

Ainsi, pendant plus de treize ans, Beeple a produit une œuvre visuelle par jour. Par la suite, il a fait un montage. Le résultat: un fichier JPEG. Lequel lui a rapporté une somme astronomique.

Je suis très heureux pour lui! S'il a investi autant de temps, d'effort et de passion pour créer cette fabuleuse mosaïque, son salaire est bien mérité. C'est l'équivalent de 14000$ US pour chacune des œuvres composant le montage, ce qui est raisonnable quand on y pense.

Everydays: The First 5000 Days


Beeple (Mike Winkelmann), artiste gras dur qui a vendu un JPEG pour 70 M$

Comme on peut le voir sur certaines de ces images, Beeple a su s'inspirer de l'actualité.





samedi 7 novembre 2020

La vraie vie


Merci de m'avoir partagé cette vidéo. Je ne me lasserai pas de la regarder, de l'écouter, lui.

Je venais de rédiger pourquoi. Pourquoi j'apprécie cette vidéo.

Mais ce que je t'ai répondu est beaucoup plus clair, plus fidèle à ce que je ressens, perçois, pense.

Ce que j'aime des artistes comme ça, c'est qu'en plus d'être tout bonnement divertissants, ils déconstruisent la vie avec leurs sublimes facéties — ils nous invitent, sans qu'on le sache parfois, à ne pas nous prendre au sérieux, comme êtres humains. C'est sérieux, ça! Un artiste peut réinventer les standards. Si j'étais un prof à l'université, je donnerais volontiers tous mes cours déguisé en léopard.

Tu m'as répondu avec une vidéo de Dalí, dans laquelle on nous présente d'abord un segment où il emmêle énièmement quelqu'un qui l'interviewe, où ensuite il sort d'un œuf de sa fabrication, sur la plage, avec sa Gala, en lançant autour du poisson, de la peinture qui fait office de sang, et que sais-je encore, dans sa nouvelle naissance, tu m'as répondu avec une telle vidéo en précisant qu'il serait sauvagement d’accord avec [moi].

C'est précieux, les gens qui vivent en marge, perpendiculairement, ou à contresens.

dimanche 25 octobre 2020

Bobin, les artistes qui embobinent et ceux qui ont la science de la sensibilité

La citation qui suit, je l'ai trouvée chez Mylène. C'est un très bon blogue qu'elle nous peint et nous écrit, Mylène, j'espère que vous le visiterez. C'est aussi plein de superbes photographies.

La parole est à Christian Bobin:

«Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions. Bach est plus que musicien. Soulages est plus que peintre. Rimbaud n’est poète que secondairement, comme les cendres qui retombent en papillons du volcan — ses poèmes. Je reconnais dans ces insensés ce qu’apprend avec effroi le nouveau-né, chaque fois que le visage de sa mère lui réapparaît, crevant la toile de l’air comme le lion le cercle de feu: il y a une réalité infiniment plus grande que toute réalité, qui froisse et broie et enflamme toutes les apparences. Il y a une présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant.»

Il évoque le rêveur de Charleville. Le poète enfant, justement. Ses lettres du voyant, avec une égale beauté, en des termes plus véhéments et avec ses éclairs versicolores, véhiculent un message semblable.

Bobin. Bobin, on m'en a recommandé la lecture il y a des années. Une collègue diagnostiquée autiste (ça n'a rien à voir, c'est un trait, j'aurais pu en nommer un autre; mais j'apprécie souvent les gens atypiques; et plus franchement encore, j'aime les autistes) m'en a parlé avec amour. Elle a évoqué, chez lui, la poésie... Elle avait toute ma confiance. J'avais pris une note mentale, peut-être aussi une note réelle... Puis j'ai oublié, mais je n'ai pas vraiment oublié, car son nom m'était resté, et je savais qu'un vrai être humain, avec sa chaleur, attendait quelque part. Que je pourrais le rencontrer, un jour, si j'en avais envie.

Hier, après avoir lu quelques citations de Bobin sur l'arc volcanique, je suis allé fouiller dans le catalogue de la BANQ (mon lieu virtuel préféré, depuis que j'ai découvert les prêts numériques). Je fais défiler la liste de ses livres. Pierre, (avec la virgule), cela me semble très original. J'emprunte. Sur la première page, les mêmes mots que dans la citation au début de ce billet! Ces mots ne m'avaient pas parlé pour rien, et semblaient vouloir le faire de nouveau.

Je lis quelques pages et déjà, avec lui, je me sens bien. Cette présence, ce surgissement dont il parle? Je sens cela dans son verbe et sa personne.

Il suffit de quelques lignes pour voir, pour sentir que sa parole faite caractères est celle d'un vrai poète, en effet. Vrai poète, eurk, ouf! Hihi. Je le dis à la lumière de ce que je vais écrire et que vous ne pouvez pas encore avoir lu (mais que vous pressentez peut-être). C'est rare en tous les cas que de la prose me fasse de l'effet comme le fait un poème.

Pour reprendre la formule de Christian... Je me moque des artistes. Je me moque du milieu littéraire.

J'irai au plus simple.

Je ne crois pas aux artistes, bien souvent. J'en ai trop rencontré qui étaient faux. Souvent, c'est du mimétisme. Comme on en retrouve dans la nature (le papillon qui se fait passer pour un autre papillon; l'insecte qui se fait passer pour la feuille verte d'un arbre). Le soi-disant artiste, lui, ne fait pas ça pour faire fuir les prédateurs. C'est plutôt pour attirer. Selon moi, certains se donnent de grands airs afin de jouir d'un statut de créateur, sans l'audace d'avoir la sensibilité que ça implique. C'est en effet une stratégie économique qui doit rapporter beaucoup.

Un vrai esprit créateur se dissout dans la vie. Il n'a pas besoin de ce titre. Il rôde sans qu'on le sache. C'est un maniaque qui vous offre un bouquet de fleurs. C'est Aznavour qui arrive avec son trémolo sensible. C'est le guitariste dans la station de métro. C'est un peintre qui vous arrache une larme à l'intérieur, qui vous fait réviser les couleurs.

Mais la fausseté... Chez les gens de lettres, c'est pire. Je n'ai jamais vu autant de cœurs congelés que parmi cette engeance. Des perles d'auteurs, çà et là. Seulement ça.

J'en discutais avec quelqu'un au téléphone, hier, justement. Un réel esprit fécond a une urgence de créer. La création l'accompagne tout le temps. Par exemple, chez l'esprit littéraire qui l'est presque accidentellement, le but n'est pas de se péter les bretelles à Noël en disant: «J'ai publié un livre (un livre amphigourique et pédantesque, que personne ne va lire)».

Je vois celle ou celui qui se voue à l'expression d'un truc vraiment sensible et intime, celle ou celui qui a un cœur candide, qui n'a pas vraiment voulu être ainsi, mais l'est quand même, comme une fenêtre. À un moment donné, le soleil passe en travers, et c'est plein de chaleur, plein de lumière dans la pièce. Puis le soleil s'en va. Et le cycle se poursuit.

Chez quantité d'individus qui prétendent être des esprits inventifs, les volets sont fermés. Le soleil n'entre pas. Mais ils tentent de vous convaincre que oui.

Quand un humain a le «malheur» d'être créateur, et non artiste au sens de vilain prétentieux paré de couleurs factices, s'il présente son œuvre, il peut y avoir malentendu. Tout ce qu'il a envie d'exprimer, c'est que le soleil est passé, et qu'il voulait en aviser ses semblables. Il aimerait dire: je n'ai pas peinturé en jaune de faux rayons de soleil autour d'une fenêtre aux volets fermés.

Hier, il y avait David Saint-Jacques à la télé. Quel surprenant individu! Astronaute, ingénieur, astrophysicien et médecin. Mais surtout, homme humble. Ce n'est pas la première fois que j'écoute un scientifique et que je ressens, près du cœur, un sentiment d'harmonie, une quiétude inattendue. C'est que j'aime les gens très accomplis et tout à la fois simples. La science a probablement ses vaniteux, ses esprits flétris par le narcissisme et ses personnages insupportables, mais souvent, je distingue une forme de noblesse et d'authenticité, chez les scientifiques.

Et c'est là que me vient en tête la chanson où l'on entend, il me semble: «J'aurais voulu être un scientifique...»

mercredi 1 juillet 2020

On peut retrouver de l'art et de la poésie partout





J'aime beaucoup l'extrait vers 1:21 où ils expliquent la « beauté » du code, à savoir que ça peut avoir une forme artistique, que l'écriture d'un bon code peut s'apparenter à l'écriture d'un poème.

mardi 4 juin 2019

La peinture !

Il y a deux étés de ça, j'ai commencé à faire de la peinture. Cet été-là, j'ai fait une poignée de toiles.

En voici deux.

Rien de glorieux !





Note : voici les patterns que j'ai insérés dans la première toile, qui se voulait pour tout dire un exercice de couleurs. C'est ainsi que j'expliquais cela à une amie: «Chaque groupe de cases 3 x 3, présent 4 fois, a les mêmes couleurs. Mais j'ai mis un fond différent pour voir comment ressortiraient les couleurs dans ces situations. Aussi, le groupe 3 x 3 en haut à gauche est identique dans la disposition au groupe 3 x 3 en bas à droite. Quant aux groupes en haut à droite et en bas à gauche, il y a entre eux un axe de symétrie diagonale. Il y a également quelques autres détails à noter. Par exemple un choix de figures très rectilignes, mais exécutées avec un style relâché, pour contraster avec ce qui aurait été une rigidité de formes. »

jeudi 6 juillet 2017

Mystère vertigineux

Il y a quelques années, j'expliquais comment la toile Pluie d'étoiles (ou : Chute d'étoiles) d'Anselm Kiefer avait résonné en moi de façon particulièrement forte.

Cette autre toile, semblable, Athanor, que l'on retrouve au Louvre, me fait le même effet.

À couper le souffle !

Merci, Anselm Kiefer !


dimanche 29 janvier 2017

Da Vingucci, le seul homme à avoir tout compris (littéralement, d'ailleurs)


— Qu'est-ce que tu fais d'bon dans la vie, b'bé ?
— Je fais des graffitis, j'organise des surboums, j'ai le curriculum de Tyson, ben, Neil deGrasse Tyson, je suis ingénieux, je poétise, j'inventise, je me passionne pour l'anatomie (tu en déduiras ce que tu en veux), je suis architecte de mes désirs, je fais de la zizique, je suis philosophe et écrivain, comme en font foi mes carnets.
— C'est super. Mais ça m'insécurise, moi, un homme qui a trop de projets...
— Ce ne sont pas des « projets » dans ce sens-là, eh ! gratte pas étymologiquement, je les concrétise, moi, mes projets. On ne parle pas de projection. Je ne projette rien dans le futur. D'ailleurs, je ne fais pas le lancer du poids.
— Mais est-ce que tu veux faire des enfants ?
— Pourquoi faire des enfants, si je peux t'en sculpter ? Je suis sculpteur, aussi.