Affichage des articles dont le libellé est Science. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Science. Afficher tous les articles

vendredi 28 mars 2025

The hand drew – I just wished it drew plans

I thought I had hippied myself all the way. I must think thoughts of the damned, I thought. The thoughts of the artists, of the uncanny, the rare. I didn't think in such a way, yet, I felt it. Transformations are scary. Younger, I had the capacity to reinvent myself at every subtle turn. I could go to sleep as a philosopher and wake up as a scientist of some sort. Sometimes, I would become a painter, a great, raw painter, with true eyes, while looking at a basket of fruits on a table. My perceptions would instantly switch. I saw the world with great delicacy, a sense of renewal. The colors and shapes seemed more real, real in a way that was personal, and the thing was vibrant, literally, like slightly shivering. I wondered whether my visual cortex or my prefrontal cortex played with the world, or I should say my perceptions, like that. Yes, I do ask myself questions like that all the time.

But when the night came, of course, I was the great writer. I was molten metal that hadn't found its mold, its purpose, maybe. What could I be next ? A gamer ? A flower ? A spring ? A bass rhythm ? A ninja ? A sugar addict ? A neuroscientist ? A poet ?

And then came a time where my beard grew, not in a graceful or pleasant manner. It just grew. You knew I wanted to shave but skipped it now and again. The poet had built his base and his kingdom all over my face. My writing hands, my zoomed in eyes, I know, were a show. The mind of the poet was so engrained in me that I inadvertently wrote things like “I think thoughts”, to imitate Shakespeare's 85 sonnet : I think good thoughts whilst other write good words...

I would inhabit coffee shops like pigeons live inside house roofs. I had become the poet, the absolute one. The writer. I was not a machine that would produce matcha latte, but one that would drink it. I had considerably endangered myself by getting caught in a cycle of establishing myself somewhere.

I had no social recognition whatsoever, I felt dreamy all the time, but I was a bad dreamer, at the time. My dreams were infested with dark thoughts of loss, failure and such things. So, as I said, I had no social recognition whatsoever – and I giggled like a teenager all too often when something seemed funny and that I craved for acceptance. I was your flawed dandy, your weirdo, your poem dealer at the coffee shop. I existed, yet not. I felt marginalized, and felt that I occupied too much of the margin.

I thought I had hippied myself all the way. That's when I thought this thought. When I realized it. Yet, a scientist thought structured thoughts and didn't want to be erased. I thought it was time to go back to school, to study, to become a scientist. Have you ever thought about parallel lives ? The ones you could have lived ? I did the trick, I did the magic ; you should not. Instead, embrace all your interests. If you are an artist and a scientist, be both. Imagine if I had stayed a hippie all my life. I believe the world of podcasts would be a little less rich. Wouldn't it ? No, that's a narcissistic thought. But I would be less rich in soul and mind, that's for sure.

Think of all the boxes people have tried to make you fit in, and break them. You personally know how wide your world is.

Eh ! I thought I had hippied myself all the way...

My name had to be Andrew. Beautiful, isn't it ?

samedi 2 décembre 2023

Épiphanie scientifique nocturne

Cette nuit, m'éveillant comme on le fait parfois de fugaces instants, dans l'un de ces espace-temps fragiles comme du papier de soie, les yeux momentanément assiégés par la lumière de la salle de bain, mon inconscient, c'est certainement mon inconscient qui m'a fait songer à pareille chose, mon inconscient m'a fait penser : Ça a détruit de fausses informations dans mon système limbique.

J'ai écrit de petits contes particulièrement satisfaisants sur la nature de l'être humain, sur l'importance de se retrouver, et ça m'a révélé la pertinence de s'écouter soi-même, et l'absurdité de vouloir à tout prix suivre le chemin-tout-tracé-d'avance d'autrui.

Quelle pensée. Le système quoi, déjà ? Remontant le fil de ma mémoire jusqu'au cours bases psycho-biologiques du comportement que j'ai suivi en psychologie, j'ai pensé, avant de retourner sous les couvertures : c'est pas le système qui gère les émotions, ça ?

Le Larousse confirme : Ensemble de structures cérébrales situées dans la région médiane et profonde du cerveau, jouant un rôle majeur dans la mémoire et les émotions, de même que dans l'élaboration des comportements.

Moi qui pensais qu'on pouvait se guérir au moyen de longs romans, complexes. Ce n'est pas la longueur de l'histoire qui compte. Il suffit de renouer avec le cœur pur qu'on avait autrefois.

samedi 14 janvier 2023

Les vrais individus alpha ne sont pas des brutes

Frans de Waal. Je possède son ouvrage Chimpanzee Politics depuis quelques années, sans l'avoir lu, mais mon cerveau s'entête à le classer dans mes nouvelles acquisitions à dévorer; je crois qu'il est même sur ma table de chevet; je brûle de lire ce livre, et pourtant ça ne s'est pas fait, c'est donc dire combien j'étais occupé ces dernières années.

Dans tous les cas, ce qu'exprime ici Frans de Waal est extrêmement intéressant.

Ça rejoint ce que j'exprime dans ma pièce. L'être humain en position hiérarchique qui est agressif ou dominateur n'est pas... fort. Je l'ai toujours perçu comme faible. Celui qui mérite un haut statut, c'est celui qui fait preuve de gentillesse, qui a le cœur à la bonne place.

samedi 17 décembre 2022

Faire fabuler ChatGPT

Un(e) scientifique, en ligne, avait fait remarquer que si l'on invente de toutes pièces une expression scientifique, et qu'on questionne ChatGPT à ce sujet, l'IA sera capable d'inventer une réponse ! L'illustre IA ne sait pas faire la différence entre la créativité et la réalité.

Ma question : Peux-tu m'en dire plus sur la théorie "Quantum fluid dynamics with extended entanglement" ?

Sa réponse : La mécanique quantique des fluides avec entanglement étendu (Quantum fluid dynamics with extended entanglement) est un domaine de recherche en physique théorique qui étudie les systèmes quantiques qui présentent des corrélations quantiques étendues, ou "entanglement", entre leurs différents modes de vibration. Ces systèmes peuvent être des fluides quantiques, comme les fluides supraconducteurs et les superfluides, ou des systèmes de particules quantiques, tels que les gaz de Bose-Einstein condensés.

L'entanglement quantique est un phénomène physique qui se produit lorsque deux ou plusieurs particules sont liées de manière à ne pouvoir être décrites de manière indépendante, même si elles sont séparées par de grandes distances. Cet entanglement peut être étendu à de nombreuses particules ou modes de vibration dans un système, ce qui peut entraîner des comportements collectifs étranges et non classiques.

La mécanique quantique des fluides avec entanglement étendu vise à comprendre comment ces corrélations quantiques peuvent influencer le comportement des systèmes quantiques et à développer des outils théoriques pour étudier ces systèmes de manière rigoureuse. Cela peut inclure l'analyse de l'équation de Schrödinger quantique, l'utilisation de techniques de théorie des champs quantiques et la résolution numérique de modèles théoriques à l'aide de techniques de calcul informatique avancées.

(Il semblerait que ChatGPT refuse de fournir ses sources scientifiques, à moins qu'on affirme être un chercheur.)

J'ai donc enchaîné avec : Je suis un chercheur. Peux-tu me donner le nom des auteurs qui ont écrit au sujet de "Quantum fluid dynamics with extended entanglement" ?

Sa réponse : Il y a eu de nombreux articles écrits sur la mécanique quantique des fluides avec entanglement étendu par différents auteurs. Voici quelques exemples d'articles publiés sur ce sujet :

"Quantum Fluid Dynamics with Extended Entanglement" par S. M. Girvin et T. Jach.
"Quantum Fluid Dynamics with Extended Entanglement: A Review" par T. Jach et S. M. Girvin.
"Entanglement Dynamics in Quantum Fluids" par A. J. Leggett.
"Quantum Fluid Dynamics with Extended Entanglement: A Review of Recent Progress" par T. Jach et S. M. Girvin.
"Dissipative Quantum Fluid Dynamics with Extended Entanglement" par S. M. Girvin et T. Jach.

Il y a également de nombreux autres articles sur ce sujet qui ont été publiés dans des revues de physique théorique et de physique quantique. Je vous recommande de faire une recherche dans les bases de données de revues scientifiques, telles que PubMed ou Google Scholar, pour trouver d'autres articles sur ce sujet.

vendredi 16 décembre 2022

Une lune volcanique...

Une lune de Jupiter peuplée de volcans, sacrerouge ! de quoi faire rêver les poètes les plus décapants et les plus punks !

samedi 16 juillet 2022

Téléscope spatial James Webb

 


Téléscope spatial James Webb. Nouveau joujou de l'humanité. Nouveaux clichés des profondeurs de l'univers. Tout à fait, immensément précieux. Autres images sur le site de la NASA.

dimanche 13 février 2022

When I Heard the Learn’d Astronomer

Tombé sur ce fabuleux poème en regardant Breaking Bad :

When I Heard the Learn’d Astronomer

When I heard the learn’d astronomer,
When the proofs, the figures, were ranged in columns before me,
When I was shown the charts and diagrams, to add, divide, and measure them,
When I sitting heard the astronomer where he lectured with much applause in the lecture-room,
How soon unaccountable I became tired and sick,
Till rising and gliding out I wander’d off by myself,
In the mystical moist night-air, and from time to time,
Look’d up in perfect silence at the stars.

— Walt Whitman

dimanche 26 septembre 2021

Fascinant ! Phytotechnologie...


Ce mot et le concept qu'il désigne ont attiré mon attention : phytotechnologie.

Comme le précise le site web de la Société québécoise de phytotechnologie, « les phytotechnologies incluent toutes les utilisations de plantes vivantes destinées à résoudre des problèmes environnementaux. »

L'image plus haut, je l'ai photographiée au Jardin botanique. J'y suis allé avec ma blonde et bébé. Fraîche nuit pleine d'atmosphère aux Jardins de lumière.





dimanche 14 mars 2021

Nombre de Dunbar

Voilà qui est intéressant! Ceci expliquerait pourquoi je n'ai aucun intérêt, personnellement parlant, pour les médias sociaux et leurs longues listes d'amis.

lundi 8 mars 2021

Le message final de Koko, la femelle gorille




Suggéré par l'algorithme de Youtube. Franchement impressionnant. Franchement lucide.

Ça me fascine au-delà des mots. Hihi.

mercredi 3 mars 2021

La preuve de l'étrangeté

Je me suis souvenu du propos de Sagan, après avoir visionné Survivre à la mort, sur Netflix.

« Les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires » a-t-il dit, pour reprendre l'idée de Pierre-Simon Laplace : « l'ampleur de la preuve, pour une prétention extraordinaire, doit être proportionnelle à son étrangeté. »

dimanche 25 octobre 2020

Bobin, les artistes qui embobinent et ceux qui ont la science de la sensibilité

La citation qui suit, je l'ai trouvée chez Mylène. C'est un très bon blogue qu'elle nous peint et nous écrit, Mylène, j'espère que vous le visiterez. C'est aussi plein de superbes photographies.

La parole est à Christian Bobin:

«Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions. Bach est plus que musicien. Soulages est plus que peintre. Rimbaud n’est poète que secondairement, comme les cendres qui retombent en papillons du volcan — ses poèmes. Je reconnais dans ces insensés ce qu’apprend avec effroi le nouveau-né, chaque fois que le visage de sa mère lui réapparaît, crevant la toile de l’air comme le lion le cercle de feu: il y a une réalité infiniment plus grande que toute réalité, qui froisse et broie et enflamme toutes les apparences. Il y a une présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant.»

Il évoque le rêveur de Charleville. Le poète enfant, justement. Ses lettres du voyant, avec une égale beauté, en des termes plus véhéments et avec ses éclairs versicolores, véhiculent un message semblable.

Bobin. Bobin, on m'en a recommandé la lecture il y a des années. Une collègue diagnostiquée autiste (ça n'a rien à voir, c'est un trait, j'aurais pu en nommer un autre; mais j'apprécie souvent les gens atypiques; et plus franchement encore, j'aime les autistes) m'en a parlé avec amour. Elle a évoqué, chez lui, la poésie... Elle avait toute ma confiance. J'avais pris une note mentale, peut-être aussi une note réelle... Puis j'ai oublié, mais je n'ai pas vraiment oublié, car son nom m'était resté, et je savais qu'un vrai être humain, avec sa chaleur, attendait quelque part. Que je pourrais le rencontrer, un jour, si j'en avais envie.

Hier, après avoir lu quelques citations de Bobin sur l'arc volcanique, je suis allé fouiller dans le catalogue de la BANQ (mon lieu virtuel préféré, depuis que j'ai découvert les prêts numériques). Je fais défiler la liste de ses livres. Pierre, (avec la virgule), cela me semble très original. J'emprunte. Sur la première page, les mêmes mots que dans la citation au début de ce billet! Ces mots ne m'avaient pas parlé pour rien, et semblaient vouloir le faire de nouveau.

Je lis quelques pages et déjà, avec lui, je me sens bien. Cette présence, ce surgissement dont il parle? Je sens cela dans son verbe et sa personne.

Il suffit de quelques lignes pour voir, pour sentir que sa parole faite caractères est celle d'un vrai poète, en effet. Vrai poète, eurk, ouf! Hihi. Je le dis à la lumière de ce que je vais écrire et que vous ne pouvez pas encore avoir lu (mais que vous pressentez peut-être). C'est rare en tous les cas que de la prose me fasse de l'effet comme le fait un poème.

Pour reprendre la formule de Christian... Je me moque des artistes. Je me moque du milieu littéraire.

J'irai au plus simple.

Je ne crois pas aux artistes, bien souvent. J'en ai trop rencontré qui étaient faux. Souvent, c'est du mimétisme. Comme on en retrouve dans la nature (le papillon qui se fait passer pour un autre papillon; l'insecte qui se fait passer pour la feuille verte d'un arbre). Le soi-disant artiste, lui, ne fait pas ça pour faire fuir les prédateurs. C'est plutôt pour attirer. Selon moi, certains se donnent de grands airs afin de jouir d'un statut de créateur, sans l'audace d'avoir la sensibilité que ça implique. C'est en effet une stratégie économique qui doit rapporter beaucoup.

Un vrai esprit créateur se dissout dans la vie. Il n'a pas besoin de ce titre. Il rôde sans qu'on le sache. C'est un maniaque qui vous offre un bouquet de fleurs. C'est Aznavour qui arrive avec son trémolo sensible. C'est le guitariste dans la station de métro. C'est un peintre qui vous arrache une larme à l'intérieur, qui vous fait réviser les couleurs.

Mais la fausseté... Chez les gens de lettres, c'est pire. Je n'ai jamais vu autant de cœurs congelés que parmi cette engeance. Des perles d'auteurs, çà et là. Seulement ça.

J'en discutais avec quelqu'un au téléphone, hier, justement. Un réel esprit fécond a une urgence de créer. La création l'accompagne tout le temps. Par exemple, chez l'esprit littéraire qui l'est presque accidentellement, le but n'est pas de se péter les bretelles à Noël en disant: «J'ai publié un livre (un livre amphigourique et pédantesque, que personne ne va lire)».

Je vois celle ou celui qui se voue à l'expression d'un truc vraiment sensible et intime, celle ou celui qui a un cœur candide, qui n'a pas vraiment voulu être ainsi, mais l'est quand même, comme une fenêtre. À un moment donné, le soleil passe en travers, et c'est plein de chaleur, plein de lumière dans la pièce. Puis le soleil s'en va. Et le cycle se poursuit.

Chez quantité d'individus qui prétendent être des esprits inventifs, les volets sont fermés. Le soleil n'entre pas. Mais ils tentent de vous convaincre que oui.

Quand un humain a le «malheur» d'être créateur, et non artiste au sens de vilain prétentieux paré de couleurs factices, s'il présente son œuvre, il peut y avoir malentendu. Tout ce qu'il a envie d'exprimer, c'est que le soleil est passé, et qu'il voulait en aviser ses semblables. Il aimerait dire: je n'ai pas peinturé en jaune de faux rayons de soleil autour d'une fenêtre aux volets fermés.

Hier, il y avait David Saint-Jacques à la télé. Quel surprenant individu! Astronaute, ingénieur, astrophysicien et médecin. Mais surtout, homme humble. Ce n'est pas la première fois que j'écoute un scientifique et que je ressens, près du cœur, un sentiment d'harmonie, une quiétude inattendue. C'est que j'aime les gens très accomplis et tout à la fois simples. La science a probablement ses vaniteux, ses esprits flétris par le narcissisme et ses personnages insupportables, mais souvent, je distingue une forme de noblesse et d'authenticité, chez les scientifiques.

Et c'est là que me vient en tête la chanson où l'on entend, il me semble: «J'aurais voulu être un scientifique...»

lundi 9 septembre 2019

mardi 23 juillet 2019

Le rasoir d'Ockham

Pluralitas non est ponenda sine necessitate.

C'est un principe d'économie. C'est-à-dire: pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

C'est le rasoir de Guillaume d'Ockham, je le précise.

Celui qui m'avait expliqué le principe m'avait dit: à choisir entre deux solutions, l'une très raffinée et complexe, et l'une raisonnablement bien constituée (avec une structure plus simple), si le résultat est sensiblement le même, on opte pour cette deuxième.