samedi 8 août 2026

Retracer les sonnets dans le papier : suite et conclusion

Le 7 mai 2026, je publiais ce billet où j'indiquais vouloir retracer les sonnets dans le papier.

Entendre : dans ma trentaine (j'ai maintenant quarante-deux ans), j'ai mis plus de six cents heures pour traduire les 154 sonnets de Shakespeare – bon, aussi ai-je refait quelques-unes de ces traductions récemment. Dans tous les cas, j'ai produit la vaste majorité de ces traductions sur des feuilles de calepins.

Où en suis-je à présent dans ma démarche pour retracer ces feuillets ?

1) Je déplace une partie de ce billet à la fin de celui que vous êtes en train de lire. Quelle partie ? La liste introduite par cette phrase « DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai cela a été traduit, si je m'en souviens. » C'est la liste où je coche les textes retrouvés.

2) Au départ, je pensais que je photographierais l'entièreté des calepins, possiblement tous les sonnets. Fastidieuse et assommante tâche ! Je l'ai fait pour 36 poèmes – chacun d'entre eux, par ailleurs, s'étale sur plusieurs pages. Le fruit de mes travaux se trouve donc ici :

Sonnets 4, 13, 17, 20, 33, 36, 39, 42

Sonnets 45, 46, 48, 50, 55, 58, 71, 73

Sonnets 78, 80, 83, 88, 100, 107, 108, 112

Sonnets 115, 117, 124, 127, 128, 134, 146, 148

Sonnets 151, 152, 153, 154


Et pour la suite ? Parcourir les calepins restants, histoire de cocher les poèmes retrouvés, plus bas. Ça, c'est du bonbon en comparaison du catalogage numérique plus haut.


Puis, en 2027 normalement, ce sera la publication officielle du texte.


***


DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai cela a été traduit, si je m'en souviens.

Dans de rares cas, la traduction a été faite sur mon ordinateur. Si la création était sur support numérique et que j'en suis certain, je cocherai également.

[ ] 1
[ ] 2 - L'Escalier
[x] 3 - L'Escalier
[x] 4 - L'Escalier [?]
[x] 5 - L'Escalier
[ ] 6
[x] 7
[ ] 8
[x] 9 - L'Escalier
[x] 10
[ ] 11
[ ] 12 - L'Escalier [?]
[x] 13
[ ] 14
[x] 15 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 16 - Je me souviens d'avoir trouvé la rime finale, gonflé de dopamine et de fatigue, chez moi
[x] 17 - L'Escalier
[ ] 18
[ ] 19
[x] 20
[x] 21 - Chez moi
[ ] 22
[x] 23 - L'Escalier
[x] 24
[x] 25
[ ] 26 - L'Escalier (la première version)
[ ] 27
[ ] 28
[ ] 29
[x] 30
[x] 31 - Un certain café sur Saint-Denis
[x] 32 - L'Escalier
[x] 33
[ ] 34
[x] 35
[x] 36
[ ] 37 - L'Escalier
[x] 38
[x] 39
[ ] 40
[ ] 41
[x] 42
[ ] 43
[x] 44
[x] 45
[x] 46
[ ] 47
[x] 48
[x] 49 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[x] 50 - La Coop Les Récoltes
[ ] 51
[x] 52 - Café près du métro Mont-Royal
[x] 53
[ ] 54
[x] 55 - Un certain café sur Saint-Denis
[x] 56
[x] 57 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[x] 58 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[x] 59 - L'Escalier
[x] 60 - L'Escalier
[x] 61
[x] 62
[ ] 63 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[x] 64 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 65
[x] 66 - L'Escalier
[x] 67
[ ] 68
[ ] 69
[x] 70 - L'Escalier
[x] 71 - L'Escalier
[x] 72 - L'Escalier
[x] 73 - Un café près du métro Laurier
[x] 74
[ ] 75 - L'Escalier
[ ] 76 - L'Escalier
[ ] 77
[x] 78 - L'Escalier
[x] 79
[x] 80 - L'Escalier
[ ] 81
[x] 82
[x] 83
[ ] 84
[x] 85
[x] 86
[x] 87 - L'Escalier
[x] 88
[x] 89 - L'Escalier
[ ] 90
[x] 91 - L'Escalier
[ ] 92
[x] 93
[x] 94
[x] 95 - L'Escalier
[x] 96
[ ] 97
[ ] 98
[x] 99 - Salon de thé Camellia Sinensis
[x] 100 - L'Escalier
[ ] 101
[x] 102
[x] 103
[ ] 104 - L'Escalier
[x] 105
[ ] 106 - L'Escalier
[x] 107
[x] 108
[ ] 109
[ ] 110 - Chez moi
[ ] 111
[x] 112 - L'Escalier [?]
[ ] 113
[x] 114 - Le souvenir d'un bar
[x] 115
[x] 116 - L'Escalier [?]
[x] 117
[x] 118
[x] 119 - Dans le métro, puis à la BAnQ (sur mon téléphone)
[ ] 120
[x] 121
[x] 122
[x] 123
[x] 124 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 125
[x] 126
[x] 127
[x] 128
[ ] 129
[ ] 130
[x] 131
[x] 132
[ ] 133
[x] 134
[ ] 135
[ ] 136
[ ] 137
[ ] 138
[ ] 139
[x] 140
[x] 141
[x] 142
[x] 143 - Le Boudoir, sur Mont-Royal [?]
[x] 144
[ ] 145
[x] 146
[ ] 147
[x] 148
[ ] 149
[x] 150 - Dans mon gros calepin orange, j'ai écrit : Suite sonnet 150 (début → ordi / autre feuille)
[x] 151
[x] 152
[x] 153
[x] 154

lundi 13 juillet 2026

La Fleur blindée



Logo : Olivier Brunel

Le site web de la maison d'édition que je suis en train de construire, La Fleur blindée, est maintenant en ligne. C'est ici !

dimanche 12 juillet 2026

Adieu, Végo



Adieu, Végo !

Tu fermes aujourd'hui, 12 juillet. Tu fus épique, de même que l'une des raisons m'ayant poussé à frayer dans le Quartier Latin. 

Je t'ai découvert à l'époque où je souhaitais emmener des femmes végétariennes à des dates. C'était techniquement à l'enseigne du Commensal, mais tu es son prolongement. J'ai aussi le souvenir d'avoir discuté, devant l'un de tes plats, avec l'illustratrice de ma plaquette de poésie.

Puis je t'ai visité sinon tous les mois, du moins plusieurs fois par an. Avant une visite à l'Escalier, par exemple, j'aimais bien me blinder l'estomac. Gueuletonner pour éviter que le cidre tombe sur un estomac nu, et pour que les neurones produisent la poésie escomptée.

Mon horaire ne me permet pas de te visiter aujourd'hui, mais j'ai fait mon devoir en allant me régaler de ton buffet deux fois dans le dernier mois. Une fois seul ; l'autre avec mon fils.

Adieu, Végo !

jeudi 9 juillet 2026

Synchronicité : quand la tempête cessera...

When the Storm Ends I Will Finish My Work, 2021, Meryl McMaster

Marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. Au fait que, jeune homme, j'ai été dépressif. Le jeune adulte que j'ai été était affligé d'un trouble dépressif caractérisé, suggérerait le DSM V. C'était, pour tout dire, souvent incapacitant.

Durant cette même période, j'apprenais l'écriture littéraire en autodidacte. Malgré tout, donc, j'ai pondu des pièces et des poèmes. Ma pratique littéraire, que certains auraient peut-être jugé abondante (vu le contexte), m'apparaissait fort maigre ; et ce sont des romans que je désirais écrire, un jour. Mon médicament, c'était alors le songe. Je construisais en pensée une hallucinante collection d'oeuvres littéraires. Que je me promettais, un jour, une fois que je serais rétabli, de matérialiser.

Je disais donc que, marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. À tout ça. Je me suis dit : « Pour me garder en vie intellectuellement pendant cette période-là, j'ai comme accumulé un gros backlog de rêves et de projets. Pis même si j'ai écoulé une grande partie de ce backlog, il reste énormément de choses dedans encore, à ce jour, à 41 ans. C'est comme si ça me suivait toujours. »

Je lève alors les yeux. Devant moi ? L'oeuvre plus haut : When the Storm Ends I Will Finish My Work. Frisson. On ne pourrait pas trouver image plus parfaite (tristesse, oeuvre de papier, plume) pour décrire... la quantité de rêves, et notamment de projets littéraires, que j'avais amassés, et que je me promettais un jour de concrétiser.

C'EST LITTÉRALEMENT CE QUE LE TITRE DE L'OEUVRE SUGGÈRE, D'AILLEURS.

L'impression que l'univers, juste là, me disait : c'était une réflexion très juste.

L'intérêt de celle-ci ? Je soupçonne ce « backlog » d'être un frein à des ambitions nouvelles.

lundi 18 mai 2026

Je n'ai jamais joué au Scrabble

Ça pourrait sembler étonnant, mais je n'ai jamais joué au Scrabble.

Dans un café que je visite avec mon fils – toujours le même, après que nous nous soyons fait couper les cheveux –, sur une grande table centrale se trouve un plat qui, aspect décoratif, est empli de lettres de Scrabble. Les pièces sont couleur bois pour la plupart ; quelques-unes sont vertes, roses, jaunes. Cela a de quoi interpeller mon garçon. Celui-ci me demande souvent d'écrire son nom ou des choses comme ça.

Hier, pour varier, il m'a demandé de composer un mot. Avec vertige, j'ai contemplé les lettres. Mon esprit, qui aime maximiser, n'était pas capable de composer un mot avec ce fatras de lettres.

Puis j'ai vu le mot : rafle

Puis j'ai vu : je

Puis j'ai vu : ton

Puis j'ai vu : son

JE RAFLE TON SON.

Le poète qui capte le bruit pour en faire une chanson. Ça me fait aussi penser à cette phrase de Hemingway : "In any art you're allowed to steal anything if you can make it better."

Finalement, j'ai peut-être bien fait de ne pas jouer au Scrabble : j'ai plus de facilité à distinguer une phrase poétique qu'un mot payant.

C'est une bonne chose que je sois poète finalement.

vendredi 15 mai 2026

Il est de retour...

Je suis fou comme d'la marde, car de Belgique
Il est revenu, mon p'tit, mon grand, mon loulou ;
L'aigle de fer a fait son numéro magique,
Et j'ai pu tenir sa main, à ce p'tit zoulou !

Je suis surexcité, car du pays des frites
Il est revenu, le p'tit, le grand, le mignon ;
Il a chevauché un aigle avec grand mérite.
Voilà Gabriel et son visage trognon.

Je suis fou comme d'la marde, car de Belgique
Il est revenu, mon p'tit, mon grand, mon coco ;
L'aigle s'est déployé, radieux, tout énergique ;
Le voilà qui, claqué, sombre dans un dodo...

mercredi 13 mai 2026

Shakespeare vu par Hugo

« Shakespeare, c'est la fertilité, la force, l'exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie, tout par milliers, tout par millions, nulle réticence, nulle ligature, nulle économie, la prodigalité insensée et tranquille du créateur. À ceux qui tâtent le fond de leur poche, l'inépuisable semble démence. A-t-il bientôt fini ? Jamais. Shakespeare est le semeur d'éblouissements. À chaque mot, l'image ; à chaque mot, le contraste ; à chaque mot, le jour et la nuit. »

– Victor Hugo, William Shakespeare

(QUEL HOMMAGE !)