samedi 28 janvier 2023

ChatGPT et l'analyse de poèmes

J'ai demandé à ChatGPT ce qu'il pensait de mon poème en prose (précédente publication). Avant de le questionner, je me suis dit: la machine ne saura pas quoi répondre, elle va croire à un charabia, au mieux elle cataloguera mon poème comme surréaliste, ne pouvant cerner le type de relation unissant les mots.

Et finalement !...

J'ai retrouvé ça

Écrit cet été, le 30 juin, dans le même café où je me trouve présentement :

Tu veux être magnifié par un soleil que tu ne connais pas, touché par des mains d'amour net et
incorruptible, des doigts noueux de déesse pétrisseuse de pain, par les mains d'errance des heures
siffloteuses. Tu voudrais être sacré roi d'une histoire pouvant être rembobinée si besoin. Tu veux être bu et mastiqué par un soleil que tu entrevois à peine, qualifié pour vivre, prompt aux embrassades, un
Alexandre le Grand de l'amour et de l'épanouissement du petit monde intime. Tu voudrais être vu comme tu ne t'es jamais vu encore, mouillé d'or par le matin qui te dit merci de renaître. Tu voudrais une espièglerie délicate aux commissures des lèvres qui dit je sais. Prêtre sans sermon, sbire sans violence, architecte sur des lunes peut-être, pompier qui renonce à éteindre ses émotions, sinon les plus basses, tu t'instillerais dans la vie comme un vent chaud par une porte entr'ouverte. La violence qu'on t'a faite serait une galette que tu laisserais aux loups, et cependant, tu prendrais le temps de hurler avec eux. Marié à la vie, tu saurais lui faire te suggérer de beaux vêtements spirituels par-dessus tes tuniques pleines de sable. Tu aurais dans ta besace de l'amour de première main à vendre et un miroir craquelé pour te rappeler que tu n'as pas besoin de lui. Tu serais le fier fils d'une étoile qui s'apprête à dévoiler sa position, et cette même étoile pour autant de fils qui te choisiraient.

Crève-cœur le cœur de la ville

L'article de La Presse le dit bien. Au cœur de la ville un coin se meurt.

Je suis un optimiste, je pense que pour chaque lieu qui meurt, un autre, tout aussi intéressant, va renaître.

Mais c'est sûr que ça m'attriste. Beaucoup. Je n'y crois pas vraiment, on dirait. Pas assez.

J'ai une relation très particulière avec ce spot. D'abord, ce fut la BAnQ. Le théâtre de ma solitude et de mes rêveries illimitées et de mes lectures tout près de ses immenses fenêtres. Le cinéma Quartier Latin, où l'on peut souffler dans le noir. Le salon de thé Camellia Sinensis. Mon ex-employeur Vidéotron. La place Dupuis. Le restaurant Commensal, devenu Végo. Le resto Da Giovanni. Le magasin Archambault. Le bar l'Escalier. Le Parchemin. L'UQAM. C'était, ce territoire, mon point névralgique montréalais, l'espace de quelques-uns de mes plus grands amours et souvenirs.

De tout ça, que reste-t-il? Pas beaucoup. Les lieux intéressants tombent comme des mouches.

samedi 14 janvier 2023

Les vrais individus alpha ne sont pas des brutes

Frans de Waal. Je possède son ouvrage Chimpanzee Politics depuis quelques années, sans l'avoir lu, mais mon cerveau s'entête à le classer dans mes nouvelles acquisitions à dévorer; je crois qu'il est même sur ma table de chevet; je brûle de lire ce livre, et pourtant ça ne s'est pas fait, c'est donc dire combien j'étais occupé ces dernières années.

Dans tous les cas, ce qu'exprime ici Frans de Waal est extrêmement intéressant.

Ça rejoint ce que j'exprime dans ma pièce. L'être humain en position hiérarchique qui est agressif ou dominateur n'est pas... fort. Je l'ai toujours perçu comme faible. Celui qui mérite un haut statut, c'est celui qui fait preuve de gentillesse, qui a le cœur à la bonne place.

vendredi 13 janvier 2023

Je pense que...

 ...c'est l'une de mes plus favorites playlists à vie; elle me vire à l'envers, m'entraîne, me fait du bien; elle m'ouvre des possibles jeunes et fous, me donne tantôt un petit kick, tantôt un grand high; je l'ai écoutée d'innombrables fois en travaillant au point de la craindre sans m'en écoeurer; et aujourd'hui elle fait la job en m'aidant à faire ma job, avec un petit thé dans le nez. Hey! Précieux musiciens que ceux-là.



mercredi 11 janvier 2023

De bonnes amies

Ma blonde invite ses copines à la maison.

De fil en aiguille, s'appropriant le projet, elles décident que la rencontre se déroulera... à Ottawa.

What the fucking fuck ? Ben oui, toi, un peu moins de 200 km plus loin.

Et l'une de ses amies demande à ma copine si la date lui convient; et si elle ne pourrait pas fêter l'anniversaire de notre fils, qui tombera à ce moment-là, le week-end d'avant ou le week-end d'après.

Votre élasticité géographique, c'est une chose, une pas jolie déjà; mais votre insouciance calendaire, c'en est une autre!

Je ne veux pas les insulter, car ce sont ses amies, mais si c'était les miennes, d'amies, je leur demanderais "Are you not light of brain?", et les congédierais aussitôt.

Hier soir, pendant que je berçais mon fils...

Il se met à me dire : Partager, Timotine, partager, Timotine.

Récemment, je lui ai expliqué l'importance de partager (ses jouets, notamment) avec Timothée, un autre petit de moins de deux ans, comme lui, dans le bloc, lorsqu'il serait de passage à la maison.

Alors je demande à mon fils : Sais-tu où il est, Timothée ?

Caché, qu'il me dit.

Timothée est dans la maison de Timothée, lui répondis-je, plongé dans un état d'esprit philosophique.

Et tu sais ce qu'il fait, présentement ? ajoutai-je. Il fait dodo.

Timotine fait dodo, reformule-t-il.

Oui, il fait dodo, aimerais-tu dormir comme lui ? rusai-je.

OK.

Et il se met à chanter :

Fais dodo, petit Timotine, fais dodo, tu auras du lolo.

Trognon.