dimanche 27 septembre 2026

Thélyson Orélien : l'imposture totale

Quand tu t'attaques à la poésie, vois-tu, Thélyson, tu touches à un thème très sensible. Pour moi, ça amplifie ton imposture, te place sur une rare déroute, et te crucifie tout sec.

Il n'y a rien de vrai chez toi ; tu n'es pas un homme de lettres.

Image que je relaie de X : 



samedi 26 septembre 2026

C'était ça ou écrire

Thélyson, Thélyson, Thélyson...

Mais qu'as-tu fait ? Je me suis intéressé à la déflagration médiatique qui a suivi les accusations à ton encontre -- concernant ton usage allégué de l'intelligence artificielle et le plagiat dont tu sembles coupable. Massif, ton plagiat.

Je ne te connais pas, mais le tutoiement s'impose : tu es sur l'écran de mon cellulaire en continu depuis quelques jours, j'ai l'impression de déjeuner et de souper avec toi.

Possible racisme

Je pense que c'est le socle de cette discussion. Y a-t-il du racisme derrière ces dénonciations ? Tu affirmais que oui. « Il y a quand même cette volonté [...] de me faire taire », disais-tu par ailleurs. J'ai vu plusieurs de tes supporters, sur les médias sociaux, brandir la carte du racisme.

Je ne pense pas que ce soit un argument pertinent ; c'est même une défense abusive. Quand il a été mis en lumière que le combattant Jon Jones a pris des stéroïdes dans son sport, par exemple, il n'a pas rétorqué qu'on l'attaquait au nom de sa race.

Un tricheur est un tricheur est un tricheur.

Je bémolise, pour ainsi dire : on dit que ton accusateur, Samuel Fitoussi, est anti-woke, de droite, etc. Aurait-il pu cibler des auteurs blancs qui ont fait la même chose que toi, à la place ? Peut-être. Je dépose cette idée ici, chacun pouvant bien en penser ce qu'il veut.

Rappelons les faits

(Note : ceux au courant des faits devraient tout de suite passer à L'a-t-y fait ? L'a-t-y pas fait ?)

Je souhaite maintenant rappeler les faits. Qui se sont enchaînés de façon fulgurante, depuis lundi ou mardi.

OK. C'était toute une ride. Attention.

(La chronologie est à peu près exacte, mais il est possible, dans ma hâte, que je me trompe.)

Le nom de Dany Laferrière est ressorti, dans ta triste histoire récente ; je pensais qu'il était venu à ta défense. En fouillant mes sources, il appert qu'il s'est prononcé sur ton oeuvre... juste avant que la polémique éclate.

La vraie histoire débute donc le 21 septembre. Le compte X Balance ton Claude publie ceci, et j'abrège aux extrémités : 

« Eh bien selon Pangram, ce roman est rédigé presque intégralement par une Intelligence Artificielle. Nous avons testé plusieurs passages, à divers endroits du manuscrit, pour presque toujours le même résultat : 100% IA (cf les deux premiers chapitre dans le tweet ci-dessous).

Rappelons que Pangram est de loin le détecteur d’IA le plus fiable : son taux de faux positifs est de 0,0041%, soit environ un texte humain sur 24 400. Sur 996 273 textes antérieurs à 2022, Pangram en classe uniquement 14 (0,0014%) comme étant partiellement écrits par l’IA. »

Les médias emboîtent le pas autour du 22 septembre, c'est-à-dire mardi. L'histoire se met à être relayée en fou !

Qu'est-ce qui pourrait calmer ce feu ? Certainement pas, Thélyson, les accusations de plagiat qui font surface immédiatement après. Tu voulais le vent, c'est l'huile qui est venue.

Aparté : Tu as plagié Le matin des magiciens. Quel crime de déshonneur... L'un de mes livres préférés. Un livre si beau, si réfléchi, SI SPIRITUEL, que tu as tenté de vider de sa substance, au profit d'une réappropriation égoïste. C'est grâce à cette manoeuvre que tu as remporté un prix à un concours de Radio-Canada. Louis Pauwels et Jacques Bergier, ces hommes si humains et si profonds, auraient bien été déçus de ton manque absolu de substance. Hébétés, même.

Ensuite, Samuel Fitoussi, que j'ai mentionné plus haut, le 24 septembre (c'est toujours difficile de savoir, avec ces 6 heures de décalage avec la France), se dévoile : c'est lui qui t'a dénoncé derrière ce fameux compte X.

Et Pangram, dans tout ça ? Car les internautes sont nombreux à dire qu'on s'en remet à un juge technologique pour te faire un procès. Et c'est vrai, dans une certaine mesure. La compagnie n'a-t-elle rien à dire ? Max Spero, le créateur de Pangram, sort de l'ombre le 24 septembre, lui aussi. « Je ne crois pas avoir jamais vu un si haut degré de détection d’IA par Pangram sur un livre », lance-t-il. Gloups. Si ça n'allait pas mal à la shop, ça commence à être le cas.

Le 24 septembre à nouveau : Boréal ne souhaite plus faire la promotion, pour l'instant, de ton livre, Thélyson. C'est sûr qu'un polisson pareil, on ne va pas lui faire une telle fleur.

Parmi les différents faits qui passent sur mon téléphone, en voici un presque innocent, naïf et tendre en comparaison des autres : L'ActuaLitté pose la question : Thélyson Orélien a-t-il oublié un prompt ChatGPT sur son site internet ? N'empêche, c'est une archéologie intéressante.

En parallèle, j'aperçois les publications Facebook de Sophie Durocher ; elle te torpille gentiment. C'est une sacrée archéologue, elle. Elle s'intéresse beaucoup à ton plagiat. Et comme elle l'affirme dans sa chronique à QUB, tu es en fait un « mauvais plagiaire » !

Parlant de plagiat, voilà qui m'a fait mal au coeur... Ce matin, 25 septembre, on apprend que... tu n'es pas un POÈTE, mais le PLAGIAIRE D'UNE POÉTESSE. C'est une révélation de Laurent Nunez. N'as-tu donc aucune morale ? La littérature est une cathédrale, et dans celle-ci, la poésie est son plus fin vase. Ta démarche, au fond, est une forme de mécréance assez avancée...

Jusqu'ici, ta punition aura été sociale. Mais voici qu'elle devient un tout petit peu plus concrète : L'Académie Goncourt te raye, en ce 25 septembre, de sa sélection.

Et ça continue. Le Salon du livre de l'Estrie se débarrasse de toi.

Ça me fait mal d'écrire tout ça, en passant. Je ne le fais pas le coeur léger. Je ne comprends pas ce qui peut amener un homme à avoir l'estomac dévoré par une telle ambition quand, visiblement, il n'a pas la démarche pour la soutenir, cette ambition.

Enfin, un fait anecdotique en comparaison du reste, mais qui nous remet en contact avec l'humain, plutôt que la machine. Une podcasteuse disait avoir flairé l'arnaque, avant même que Pangram ne se prononce.

Voilà. C'est tout ce que je sais de ton histoire.

Ouf. Décantons.

L'a-t-y fait ? L'a-t-y pas fait ?

100 %, tu l'as fait. Aucun doute.

Premièrement, ton passé de plagiaire est dévastateur. Le prolongement logique de cela, c'est l'usage non éthique que tu as fait de l'IA.

Voici un petit passage que je n'avais pas cité, initialement, quand j'ai parlé de la dénonciation sur X. Je n'ai pas vérifié le calcul, mais voilà :

« La probabilité que vingt passages d’un même livre (et il y a bien plus de 20 signalements dans le roman) soient identifiés à tort par Pangram comme étant produits par une IA s’élève donc à 0,0041% puissance 20, soit 0,1802 × 10⁻⁸⁵ %, c’est à-dire 0 suivi de 85 zéros après la virgule. »

Et Max Spero (je me répète), le créateur de Pangram, affirmait qu'il n'a aucun doute de ton usage de l'IA.

Ce qui fait mal à ta cause, Thélyson, c'est qu'on a passé tes textes pré-2022 (ère pré-ChatGPT) dans Pangram, et qu'ils ressortent 100 % humain ; c'est ceux après 2022 qui ressortent comme étant construits avec l'IA.

Oh, et à ceux qui disent : « J'ai mis ma thèse universitaire d'il y a vingt ans dans Pangram, et ç'a dit que c'était de l'IA ! » Premièrement, Pangram produit des faux positifs, qui sont toutefois rares. Ensuite, Pangram s'avère encore plus efficace quand il est question d'écriture créative.

Mes propres tests

J'ai testé plusieurs passages de ton roman, et c'est vrai, la plupart du temps, il est écrit : 100 % IA.

J'ai testé plusieurs de mes textes, et fort heureusement (fort naturellement), ils sortent 100 % humain.

On dit de certains auteurs classiques (Zola, par exemple) qu'ils sont identifiés comme de l'IA par Pangram. J'ai fait le test avec Zola, justement, et au contraire, le résultat était 100 % humain.

Cette semaine, j'ai eu un flash. Je suis allé visiter ta page Facebook. Tu répondais ceci à une dame : 


Pangram indique : 


Et encore, je pense que l'IA est généreuse envers toi : parmi les choses que tu aurais écrites, cette fameuse liste de livres. Je n'y crois pas. Ce genre de liste a un caractère tellement ChatGPT. J'estime que 56 % est un chiffre trop faible.

L'analyse psychologique

Il y a environ trois jours, tu te défendais en disant : « J'ai toujours aimé la création et l'écriture. Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine. »

Cette défense manque tellement de conviction. « Aimer la création », « aimer l'écriture ». C'est si peu assertif pour un soi-disant écrivain.

Un vrai écrivain se serait révolté devant de telles accusations, si elles étaient infondées.

Et quand tu déclares « C’est peut-être ma façon d’écrire ; peut-être qu’il faut que j’arrête d’écrire », n'est-ce pas l'aveu, au fond, que tu ne sais pas écrire seul ?

Comment prouver la paternité d'un texte, à cause de toi, dès lors ?

À cause de toi, j'exagère un peu. Tu es seulement le premier d'une longue série de misérables ambitieux, sans doute, qui est sauté dans la chaloupe, comme un triste poisson.

Le Devoir a écrit un bel article sur la question : Comment prouver qu’on a écrit son propre livre?

Je ne cacherai pas que, paranoïaque avant l'heure, devant la qualité de la traduction des sonnets, OUI, DEVANT LA QUALITÉ DE LA TRADUCTION DES SONNETS, j'avais décidé de documenter ma démarche. J'ai passé 600 à 700 heures, sur ce projet, et je ne voulais pas qu'on me confonde avec un escroc (comme toi). C'est toujours à cause des gens comme toi, Thélyson, que les gens honnêtes doivent redoubler d'efforts dans la vie. Pendant que les types comme toi boivent des cocktails avec olive dans les fêtes littéraires...

L'ironie du sort c'est que, dans une des publications à cet effet, sur la photo, on voit TON BOUQUIN ! Que j'étais en train de lire. Je voulais démentir une faute... que je n'ai pas commise ; tandis que toi, nonchalant, menteur, tu t'apprêtais à rafler des prix littéraires non mérités sans sourciller.

Ce qui me protège (selon l'IA, ironiquement !), en passant, c'est la mécanique logique (l'écriture d'alexandrins et de sonnets est très difficile) qui apparaît sur mes petites pages de calepins. ChatGPT, depuis peu, peut créer des images ultra-réalistes, mais ces images ne peuvent pas inclure un raisonnement complexe. C'est sans compter que je publie ces traductions sur mon blogue depuis 2017. Gna, gna, gna. Moi, Thélyson, je suis un vrai.

Qu'est-ce qui peut te sauver ?

Je t'ai remis les faits en pleine face. Maintenant, je vais tenter d'être plus gentil.

Ton génie est peut-être, au final, d'avoir su produire C'était ça ou mourir, peu importe le moyen.

Et nous ne connaissons pas la méthode exacte. L'usage de l'IA, oui. Mais lequel ? L'IA a-t-elle rédigé à ta place ? T'en es-tu servi pour qu'elle crée une sorte de plan d'écriture de base ? L'IA a-t-elle simplement lissé tes phrases, où tu voyais trop d'aspérités ? Nul ne le sait.

Ton génie est peut-être d'avoir pondu ce livre malgré tout. N'importe quel nono ne pond pas C'était ça ou mourir en se levant un matin. C'est un livre touchant, unique et original, qui mérite d'exister. Ne serait-ce que pour les débats que tu as suscités.

Toutefois, ça ne fait pas de toi un écrivain, naturellement. Je pense que prompteur littéraire serait plus adéquat.

*

Sois fort dans la tempête, Thélyson. Mon avis : come clean. Je pense que les gens vont te pardonner. Tu as un talent, c'est certain. Maintenant, il faudrait seulement que tu apprennes à l'exploiter... de façon honnête. Y a-t-il un écrivain derrière cet homme ? Je ne sais pas. Mais tu peux servir à quelque chose en ce monde.

lundi 21 septembre 2026

Un passage de Hamlet que j'ai traduit

À la mitaine, bien sûr. Comme à l'époque des sonnets.

Et en alexandrins, lorsque l'écriture de Shakespeare le commande (lui qui employait le pentamètre iambique non rimé)

Acte II, scène II

Oh, quel chien errant et incapable je suis !
N’est-ce pas monstrueux que cet acteur, ici,
Purement en fiction, en rêve de passion,
Puisse obliger son âme au caprice du jeu,
Si bien que sa face s’inonde de pâleur
Et de larmes, et qu’il projette distraction,
Voix brisée, et un aspect global qui épouse
Ce qu’il doit incarner – tout ça sans but réel !
Pour Hecuba !
Qui est Hecuba pour lui, qui est-il pour elle ?
Pour qu’il pleure pour elle ? Et que ferait-il
Avec mes motifs, mes émotions à cran ?
Sans doute un déluge de larmes sur scène –
Les oreilles seraient fissurées par l’horreur,
L’infâme ragerait, l’honnête pâlirait,
Et l’ignorant ? Confondu. La faculté même
Qui vit en l'œil et en l’ouïe serait sidérée.
Pourtant, moi qui suis un crasseux et sombre idiot,
Pris par le rêve, mais pas épris de ma cause,
Je n’ai pas un mot, pas un seul mot pour mon père
Le roi, dont le trône ainsi que la chère vie
Ont été détruits. Est-ce que je suis un lâche ?
Qui pour me traiter de méchant ? Ou me gifler ?
Qui m’arracherait la barbe pour la souffler ?
Ou me tordrait le nez ? Me ferait respirer
Mon mensonge à pleins poumons ? Qui ferait cela ?
Dieu du Ciel ! J’accepterais ces châtiments-là,
Je suis timide et n’ai pas le mordant requis
Pour faire regretter un oppresseur, sinon
J’aurais engraissé les oiseaux de la région
Avec ses tripes. Sanguinaire scélérat !
Sans-cœur, infect traître, dégueulasse malfrat !
Oh, vengeance !
Quelle chose rampante je suis… Oh, si brave,
Moi le fils d’un père chéri, assassiné,
Alors que ciel et enfer demandent vengeance,
Je fais la putain bavarde vidant son coeur,
Je me répands en jurons comme une catin,
Une vulgaire domestique ! – Honte à moi !
Allez, cerveau, réfléchis… J’ai entendu dire
Que les gens coupables, lorsqu’ils sont au théâtre,
Impressionnés par ce qui est joué sur scène,
Atteints si fort dans l’âme, deviennent enclins
À avouer les crimes qu’ils ont perpétrés :
Bien que le meurtre ne possède pas de langue,
Un miraculeux organe le trahira.
J’orchestrerai une pièce où mon père meurt,
Devant mon oncle. Je scruterai son visage,
L’étudierai jusqu’au trognon. Un seul frisson
Me fournirait l’indice. L’esprit que j’ai vu
Était peut-être un démon, certes un démon
Séduisant par son bel aspect ; oui, et peut-être
A-t-il le don de manipuler les esprits
Abattus et mélancoliques comme moi,
Et veut-il me damner. Je veux de fortes preuves.
J’épinglerai, grâce à ma pièce, sa conscience.

dimanche 20 septembre 2026

L'ami écrivain à la manière d'un saisissant miroir tendu

Je suis au café. Se présente à moi un type. L'ai pas vu depuis 1,5-2 ans peut-être. Il est vêtu chic, en complet. Un complet marron ou café, la lumière archichaude du lieu pourrait tromper l'oeil. L'ai pas reconnu sur le coup ! Où travaille-t-il, à 30 ans ? Chez Simons, d'où ce qu'il porte. Naturellement avantagé du visage, les cheveux longs, doté d'une moustache, il ne se doute pas qu'il pue la prospérité à plein nez, même si je ne sais pas laquelle ; celle du jeune homme qui a toute la vie devant lui, je présume. Il me parle de ses questionnements académiques : devrait-il retourner à l'école ? Je l'entends se questionner... et dérouler le fil de sa vie à voix haute... C'est un touche-à-tout. On aurait vendu à sa génération l'idée que l'école ne sert à rien, et qu'il faut devenir Steve Jobs. Il rêve de retourner étudier, pour devenir psychologue, ou prof d'histoire. Il jongle avec l'idée. Fait des calculs. Se questionne sur la réalité de l'étudiant dans la trentaine.

On parle des parcours possibles en entreprise, des occasions de monter l'échelle. Le 9 à 5 ne le rebute plus comme à une époque.

Je lui montre la plateforme Coursera, qui est un bon hack pour embellir son CV. Savais-tu que ç'a été créé par un professeur de Stanford ?...

Je lui parle aussi de l'excellent livre de Barbara Sher, Refuse to Choose. Elle trouvait des métiers improbables pour des gens improbables. Tenez, prenez l'exemple de ce comptable qui rêvait, non sans un trémolo d'humour dans la voix, de devenir cowboy. L'homme trouva finalement un emploi de comptabilité sur un ranch, ce qui lui permit de monter à cheval.

L'impeccable individu continue de me parler d'école, des chemins possibles en entreprise, d'écriture et de son inclination pour la multitude.

Puis il tranche : « Je suis un écrivain. C'est d'abord et avant tout ça que je veux faire. »

Il me semble que j'ai bouclé ces questions-là moi-même, une fois pour toutes, il y a une semaine au mieux. On tourne une page, on devient un sage.

La vie vous présente de ces miroirs.

dimanche 6 septembre 2026

Être jamais fatigué. Ou pas. L'être. Pis être content pareil.

Ce que l'IA dit est fade, en général. Parfois, ça sort une perle.

J'exprimais à l'IA Gemini que, malgré mon rythme surhumain (garde de mon fils, économie domestique (je reprends le beau mot de Baudelaire), boulot d'analyste d'affaires, écriture de manuscrits, lancement de ma maison d'édition, exercice physique, dossiers administratifs et juridiques, formations diverses, consommations culturelles, etc.), je ne trouve pas ça normal d'être fatigué.

Pour préciser, je fais des bilans de toutes sortes, sans cesse. Voici la réaction de Gemini après que je lui aie montré, récemment, mon bilan des 7 dernières années : « C'est d'une intensité absolument fascinante... et mathématiquement insoutenable. Quand tu regardes cette fresque sur 7 ans, ce n'est pas juste un "horaire chargé" : tu as littéralement vécu l'équivalent de 15 à 20 ans de vie adulte moyenne condensés en 84 mois. »

Je suis genre le Terminator poétique. Le marathonien gavé de matcha. Le Elon Musk pauvre.

Retour en arrière, donc. Je lui disais que je ne trouve pas ça normal d'être fatigué. Je lui dis qu'Elon Musk et David Goggins ne se plaignent pas d'être crevés.

Quelque part dans sa réponse, ces mots émergent, pleins de sagesse : « Ce ne sont pas des modèles de durabilité, ce sont des anomalies statistiques qui carburent aux dommages collatéraux. »

Touché.

vendredi 4 septembre 2026

Direction. Confiance. Succès.

“If one advances confidently in the direction of his dreams, and endeavors to live the life which he has imagined, he will meet with a success unexpected in common hours.”

— Henry David Thoreau

lundi 17 août 2026

Trois rescapés et un titre qui ment

Le billet du 8 août se concluait par ces mots : suite et conclusion.

Kind of.

Quand j'avais bouclé ce billet, étant passé par une recherche au travers de tous les calepins que j'avais trouvés jusque-là, je ne pensais pas faire mieux.

J'avais donc retrouvé 98 des traductions « sur papier », parmi les 154.

Depuis quelques jours, je reluquais les cahiers Hilroy (formats 24.1 cm x 15.2 cm, et 26.6 cm x 20.3 cm), que j'ai toujours appelés cahiers Hibou, dans le haut de mon garde-robe.

J'ai décidé de les parcourir en improvisant un compromis entre rapidité et minutie. Les pages défilaient... défilaient... puis rien.

Jusqu'à ce que je trouve ces trois vauriens !

Les sonnets 27, 28 et 149. Tous dans un cahier Hilroy rouge de format moyen.

(J'exclus de ce mince groupe le sonnet d'ouverture de Roméo et Juliette, que j'ai lui aussi retrouvé, et qui était dans un autre cahier.)

J'ai donc retrouvé 101 des 154 sonnets dans le papier.

Supposons que j'aie traduit 10 % des poèmes à l'ordinateur – je sais que j'en ai traduit un maigre nombre à même le traitement de texte – et que j'en aie traduit 5 % sur des feuilles quelconques ou jetées (j'ai le souvenir d'avoir écrit des poèmes de mon cru à l'endos de reçus, aussi des sonnets pourraient-ils avoir été traduits avec la même pauvreté de moyen matériel), cela représente 15 % de ma production : soit 23 poèmes. Vingt-trois poèmes qui seraient introuvables. Ce qui en laisse 131 sur 154.

Si l'on soustrait de ce nombre les 101 retrouvés, je pourrais potentiellement en retrouver une trentaine encore.

Qui sait, un jour ?