J'ai le regard fondu à des lointains ouateux.
Mon esprit sécrète la drogue de l'amant.
Tes lèvres, ta peau sont un royaume goûteux.
Mes idées s'organisent musicalement.
La foudre jouit dans mes veines, soleil juteux.
Mes lèvres tracent un très tendre attardement
De ton ventre à la lumière de ton doux creux.
Tu m'obsèdes dans ma fibre, paisiblement.
Je ne peux cesser de te toucher, te lécher,
Mais sache, Déité, que je suis éméché
Puisque tu as la plus belle âme que je vis.
Je suis obsédé; en appétit et ravi.
Je t'aime, c'est tout. Mais j'ai épuisé les mots.
Des doigts, j'en invente de nouveaux sur ta peau...