mercredi 28 octobre 2026

Mes 32 manuscrits et 〜10 nouvelles littéraires

À 42 ans, j'ai écrit quelque chose comme 32 manuscrits. Et une dizaine de nouvelles littéraires.

J'ai écrit énormément de théâtre. À 21 ans, j'étais absorbé dans l'écriture d'une première pièce de théâtre absurde, Fraternité & âneries. Je lisais sur la résilience, en psychologie, sur l'importance des rapports humains ; et cette pièce était une sorte de reflet de la constitution du lien chez les jeunes adultes, cette variante qui est un peu paumée, quand on n'a rien d'autre à offrir que sa camaraderie, sur le mode de la pitrerie.

À 22 ans, j'ai écrit une pièce lyrique, Auprès des vagues brûlantes, que j'ai publiée en 2012 sur le Big Bang à l'envers (mon autre blogue).

À 23 ans, j'ai pondu une seconde pièce lyrique (où des vivants visitent le paradis, chacun y accédant à sa manière), comme en fait foi Dropbox. Je ne l'ai pas terminée, toutefois, avant 33 ans.

À 24, puis 25, d'autres pièces absurdes naquirent... J'étais un fervent fan de Boris Vian, et je voulais être comme lui.

Oh, et j'ai publié Les rois d'aubaine, sur ce blogue, en 2022.

Au total, je dénombre 17 pièces. Bien sûr, certaines sont courtes.

*

Reculons, pour l'âge... Il y a la poésie, également. Filière différente, épaisse, et vivante. J'ai commencé à en écrire vers dix-huit ans. J'ai commencé à me prendre pour un vrai poète vers 19-20 ans, si un poète se prend jamais au sérieux. Voici l'un de mes premiers sonnets.

J'ai publié, avec cette amie de l'époque, Stéphanie Locas, le recueil Bleu de Prusse. C'était une plaquette, en vérité.

Bien longtemps après, j'ai publié -- devenant éditeur dans le processus -- Exit l'or facile. C'est un recueil que j'ai écrit à la fin de la vingtaine ; quelques-uns des poèmes doivent être issus de ma début trentaine.

Mais en vérité, dans la période où j'ai écrit Exit, deux autres recueils naissaient. J'aime bien reprendre le mot de Vian (référence : L'arrache-coeur) et dire que, frères par l'encre virtuelle, les idées et l'époque, ces recueils sont des « trumeaux ».

Au sortir de la pandémie, j'ai écrit un recueil libérateur, spirituel ; mon plus beau texte poétique, sans doute. Un écrivain bien connu l'a adoré, et m'a recommandé de le faire publier chez un éditeur.

J'ai écrit, au total, 7 recueils. 

Soulignons aussi l'existence de mes moissons 2023, 2024, 2025... J'en ai seulement publié, sur ce blogue, un échantillon de l'année 2023 ; mais la quantité phénoménale de poèmes, associée à chacune de ces années, compte pour un recueil, dans chaque cas. Only fair to think so.

*

Je suis l'auteur de 4 romans. J'ai peur de révéler les titres, pour ceux-là.

F...

St-...

J...

S...

Le premier, j'en ai eu l'idée jeune adulte. J'en ai réellement entamé la rédaction à 26 ans (2010 ?!). Je l'ai mis de côté, vu que je ne me faisais pas confiance. C'était pourtant de la bombe. Je l'ai ressorti vers 32 ans, pour alors l'achever. Il a suscité un certain engouement du côté des éditeurs, mais je n'ai pas poussé.

Le deuxième roman surréaliste dont je suis l'auteur, j'en ai complété la rédaction à 32 ans aussi, si je ne m'abuse.

Les deux autres m'ont donné un fil à retordre fou. Ils ont dû attendre respectivement 10 ans et 15 ans pour naître.

À la fin de 2023, j'ai retapé plus de 100 000 mots, en prose, d'auteurs que j'admire, en environ deux mois. Pas trop difficile quand on tape 160 mots par minute. Mais c'est un défi psychologique qui nécessite du souffle, du cran, de l'élan ; c'est une foi sautillante. Ça m'a donné l'impulsion pour compléter mes grands chantiers de prose qui ne voulaient pas naître.

*

Puis j'ai écrit une dizaine de nouvelles littéraires, éparpillées dans le temps. Ce qui est ridicule, considérant que j'ai une centaine de solides idées pour ce genre littéraire ! Ça viendra.

*

Mise à jour : oh, quid des essais ? J'ai écrit quantité d'essais. Et, en vérité, c'est l'une des formes d'écriture que j'aimerais privilégier, de plus en plus, en vieillissant. Je rêve d'écrire des briques philosophiques depuis que je suis jeune. Je m'en sais capable. Il était, plus jeune, estimais-je, plus facile de mettre mon moteur logique, qui voulait tout décortiquer, tout le temps, en veilleuse, pour laisser affleurer l'émotion et la poésie et la prose qui va avec, que de me cantonner dans l'édifice blindé de la prose logique, pour ensuite constater, un jour, avoir perdu le chemin vers mes émotions à tout jamais. C'est un calcul logique qui m'a conduit à la poésie. J'ai préféré, dans ma prime jeunesse, tisser l'étoffe douce qu'assembler la cotte de mailles.

*

À 42 ans, j'ai écrit quelque chose comme 32 manuscrits. Et une dizaine de nouvelles littéraires.

Une chance que j'ai des traces numériques. Sans quoi, étant donné les polissons de ce monde, on ne me croirait pas.

Mais est-ce vraiment important, le nombre ? Quand les Coral Hart de ce monde écrivent 370 livres en 20 mois grâce à l'IA ?

Même Asimov, avec ses 500 livres, pâlirait. De rage, de jalousie, de stupeur, je ne sais pas... Je ne sais pas sous l'effet de quelle émotion il pâlirait, mais parions qu'il le ferait.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire