When the Storm Ends I Will Finish My Work, 2021, Meryl McMaster
Marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. Au fait que, jeune homme, j'ai été dépressif. Le jeune adulte que j'ai été était affligé d'un trouble dépressif caractérisé, suggérerait le DSM V. C'était, pour tout dire, souvent incapacitant.
Durant cette même période, j'apprenais l'écriture littéraire en autodidacte. Malgré tout, donc, j'ai pondu des pièces et des poèmes. Ma pratique littéraire, que certains auraient peut-être jugé abondante (vu le contexte), m'apparaissait fort maigre ; et ce sont des romans que je désirais écrire, un jour. Mon médicament, c'était alors le songe. Je construisais en pensée une hallucinante collection d'oeuvres littéraires. Que je me promettais, un jour, une fois que je serais rétabli, de matérialiser.
Je disais donc que, marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. À tout ça. Je me suis dit : « Pour me garder en vie intellectuellement pendant cette période-là, j'ai comme accumulé un gros backlog de rêves et de projets. Pis même si j'ai écoulé une grande partie de ce backlog, il reste énormément de choses dedans encore, à ce jour, à 41 ans. C'est comme si ça me suivait toujours. »
Je lève alors les yeux. Devant moi ? L'oeuvre plus haut : When the Storm Ends I Will Finish My Work. Frisson. On ne pourrait pas trouver image plus parfaite (tristesse, oeuvre de papier, plume) pour décrire... la quantité de rêves, et notamment de projets littéraires, que j'avais amassés, et que je me promettais un jour de concrétiser.
C'EST LITTÉRALEMENT CE QUE LE TITRE DE L'OEUVRE SUGGÈRE, D'AILLEURS.
L'impression que l'univers, juste là, me disait : c'était une réflexion très juste.
L'intérêt de celle-ci ? Je soupçonne ce « backlog » d'être un frein à des ambitions nouvelles.

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