vendredi 31 octobre 2025

J'ai achevé la traduction des 154 sonnets de Shakespeare... pour la 2e fois

Le 21 août 2020 – il y a cinq ans, quoi, cinq ans déjà ? – j'indiquais avoir complété ma traduction des 154 sonnets de Shakespeare. Pourquoi, alors, une deuxième fois ?

Je n'ai pas traduit l'entièreté du recueil de nouveau, évidemment. Toutefois, il y a quelques semaines, j'ai replongé dans l'oeuvre. Au total, onze traductions me laissaient sur ma faim. J'ai donc entrepris des réécritures. J'ai achevé le tout aujourd'hui, vers 18h15, juste avant d'aller passer l'Halloween avec mon garçon.

L'Halloween ? Cela m'a donné le goût de vérifier s'il y avait un lien entre le barde et la fête célèbres. Voici ce que l'IA sur le moteur de recherche de Google indique : « Oui, il existe un lien entre l'Halloween et Shakespeare, principalement parce que ses pièces ont contribué à définir de nombreuses traditions modernes de l'Halloween. Les pièces de Shakespeare ont popularisé des thèmes macabres comme les fantômes, les sorcières et la mort, et il a fait référence à des pratiques liées à Halloween comme le « mumming » (déguisements) et le « souling » (récolte de gâteaux d'âme). »

Elle ajoute : « Les sorcières de Macbeth : La pièce présente les sorcières les plus célèbres de la littérature, contribuant aux stéréotypes d'Halloween des sorcières hantant les chaudrons bouillonnants. »

Ah oui, ces magnifiques sorcières !

Sinon, qu'est-ce que la réécriture a donné ? Voici un exemple :


Sonnet 153

Cupidon déposa sa torche et s’endormit :
Une nymphe de Diane y vit belle affaire,
Et fit macérer le passionnel incendie
Dans une froide vallée-fontaine par terre
– Empruntant à cette sacrée torche d’Amour,
D’une infinie vigueur, profitant à jamais –
Qui devint bouillonnant bain, prouvant pour toujours
Être, aux étranges maux, un remède parfait.
Le flambeau ravivé aux yeux de ma maîtresse,
L’angelet tenta de réchauffer ma poitrine ;
Au plus mal, sentant qu’un bain noierait ma détresse,
Je m’empressai d’aller tremper ma triste mine,
Et je n’y trouvai pas de cure, car le feu
Chez ma maîtresse se retrouve dans les yeux.
 
 
Sonnet 153

Cupid laid by his brand and fell asleep:
A maid of Dian's this advantage found,
And his love-kindling fire did quickly steep
In a cold valley-fountain of that ground;
Which borrowed from this holy fire of Love,
A dateless lively heat, still to endure,
And grew a seething bath, which yet men prove
Against strange maladies a sovereign cure.
But at my mistress' eye Love's brand new-fired,
The boy for trial needs would touch my breast;
I, sick withal, the help of bath desired,
And thither hied, a sad distempered guest,
But found no cure, the bath for my help lies
Where Cupid got new fire; my mistress' eyes.

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